TAND'M n° 6 Vitry-sur-seine, mars 2007

SOMMAIRE

EDITO

PARCOURS
> Du Maroc à la Bretagne
> De la Martinique à Vitry
> Le logement, mémoire de l'immigration à la cité Balzac

PORTRAITS
> Mme Précart, des Antilles à la métropole
> Jérémy Menez :
de Vitry à Monaco

> La classe de non francophones


VIE ASSOCIATIVE

> Ensemble pour l'avenir
> Le lycée Jean Macé se mobilise pour ses élèves sans papiers

CULTURE
> Kazem Shahryani : l'exil d'un metteur en scène
> Le groupe 113 : du hip-hop métissé

> Visite à la Cité nationale de l'Histoire de l'immigration
> "L'Algérie", un tableau donné à l'Algérie

 

 

Qui sommes-nous?

Omar Le-Chéri

www.omarlecheri.net

Collège Gutave Monod
www.histoire-memoire.fr


Le déplacement vers la métropole

Marie-Madeleine Précart est venu en métropole, il y a 30 ans. A son arrivée, elle était horrifiée par le climat, la température, la pluie...


Mme Précart dans son appartement. Photo: Marvin et Baringa.


Marie-Madeleine Précart habite dans un appartement au collège Gustave Monod. Sur son meuble télé des poupées antillaises. Au dessus de son fauteuil vous pouvez voir un coupeur de canne à sucre. Sur son buffet des photos de Marigot, une ville des Antilles où elle vivait quand elle était jeune. Par terre, elle a des bouteilles de rhum agricole comme Saint James, on peut y voir des inscriptions en créole.

Sa séparation avec quelques membres de sa famille a été très dure pour elle : « J'ai quitté la Martinique pour des raisons professionnelles et pour retrouver ma soeur et mon petit ami» reconnaît Madame Précart. A son arrivée, le changement de température et le froid étaient nouveaux pour elle. Après ses études, elle a fait plusieurs petits boulots à Vitry. « J'ai participé à un concours de cuisine parce que la cuisine m'intéressait beaucoup. Après ce concours, j'ai décroché un diplôme de cuisinière. Quelque temps plus tard, j'ai appris qu'une place de cuisinière venait de se libérer au collège Gustave Monod. Alors j'ai postulé pour ce poste » raconte-elle.

Elle vous dit comment faire pour garder les principes des coutumes antillaises tout en souriant. A Noël un repas traditionnel à base de pois d'angol* avec des ignames et de la viande de boeuf. A Pâques, elle mange des crabes  : « Con nou ka dit pani crabe sans paque ». (Traduction : comme on dit y a pas de crabe sans Pâques).

Marie-Madeleine Précart a eu une fille avec son mari, le jeune homme qu'elle était parti retrouver. Sa fille a eu une éducation typique de la Martinique. Elle a appris à sa fille à parler créole. Cette chef cuisinière pense repartir en Martinique quand elle aura pris sa retraite.

 

Baringa Diasombé
Classe de 4° 1

Marvin Jean-Elie
Classe de 4° 4

 

*Pois d'angol : un pois vert en boule cuit pour noël.

Nous vous remercions pour cette interview Marie-Madeleine Précart.

 

Ce journal a été réalisé entre le 19 et le 24 mars 2007 par: Baringa, Flore-anne, Linda, Manon, Marie, Marvin, Mohamed, Nawell, Nessim, Sarra.