Le déplacement vers la métropole
Marie-Madeleine Précart est venu en
métropole, il y a 30 ans. A son arrivée, elle était
horrifiée par le climat, la température, la pluie...

Mme Précart dans son appartement. Photo: Marvin et Baringa.
Marie-Madeleine Précart habite dans un appartement au collège
Gustave Monod. Sur son meuble télé des poupées
antillaises. Au dessus de son fauteuil vous pouvez voir un coupeur
de canne à sucre. Sur son buffet des photos de Marigot, une
ville des Antilles où elle vivait quand elle était jeune.
Par terre, elle a des bouteilles de rhum agricole comme Saint James,
on peut y voir des inscriptions en créole.
Sa séparation avec quelques membres de sa famille a été
très dure pour elle : « J'ai quitté la
Martinique pour des raisons professionnelles et pour retrouver
ma soeur et mon petit ami» reconnaît Madame Précart.
A son arrivée, le changement de température et le froid
étaient nouveaux pour elle. Après ses études,
elle a fait plusieurs petits boulots à Vitry. « J'ai
participé à un concours de cuisine parce que la cuisine
m'intéressait beaucoup. Après ce concours, j'ai décroché
un diplôme de cuisinière. Quelque temps plus tard, j'ai
appris qu'une place de cuisinière venait de se libérer
au collège Gustave Monod. Alors j'ai postulé pour ce
poste » raconte-elle.
Elle vous dit comment faire pour garder les principes des coutumes
antillaises tout en souriant. A Noël un repas traditionnel
à base de pois d'angol* avec des ignames et de la viande de
boeuf. A Pâques, elle mange des crabes : « Con
nou ka dit pani crabe sans paque ». (Traduction :
comme on dit y a pas de crabe sans Pâques).
Marie-Madeleine Précart a eu une fille avec son mari,
le jeune homme qu'elle était parti retrouver. Sa fille a eu
une éducation typique de la Martinique. Elle a appris à
sa fille à parler créole. Cette chef cuisinière
pense repartir en Martinique quand elle aura pris sa retraite.
Baringa Diasombé
Classe de
4° 1
Marvin Jean-Elie
Classe de 4° 4
*Pois d'angol : un pois vert en boule cuit pour noël.
Nous vous remercions pour cette interview Marie-Madeleine Précart.