TAND'M n° 6 Vitry-sur-seine, mars 2007

SOMMAIRE

EDITO

PARCOURS
> Du Maroc à la Bretagne
> De la Martinique à Vitry
> Le logement, mémoire de l'immigration à la cité Balzac

PORTRAITS
> Mme Précart, des Antilles à la métropole
> Jérémy Menez :
de Vitry à Monaco

> La classe de non francophones


VIE ASSOCIATIVE

> Ensemble pour l'avenir
> Le lycée Jean Macé se mobilise pour ses élèves sans papiers

CULTURE
> Kazem Shahryani : l'exil d'un metteur en scène
> Le groupe 113 : du hip-hop métissé

> Visite à la Cité nationale de l'Histoire de l'immigration
> "L'Algérie", un tableau donné à l'Algérie

 

 

Qui sommes-nous?

Omar Le-Chéri

www.omarlecheri.net

Collège Gutave Monod
www.histoire-memoire.fr


La classe de NSA à Monod

Le collège Gustave Monod accueille une classe de NSA (non scolarisés antérieurement). Des élèves venant de pays étrangers, qui n'ont pas pu suivre auparavant un enseignement francophone complet.


Madame Arnaud professeur de la NSA avec Saddam, un élève.


Les élèves en France vont à l'école dès leur plus jeune âge : la scolarité est obligatoire jusqu'à 16 ans. Au collège Gustave Monod, il existe une classe qui accueille des élèves NSA (non scolarisés antérieurement) venant de pays étrangers. Beaucoup de ces élèves ne parlent pas ou très mal le français parce qu'ils n'ont pas eu l'occasion de suivre des cours francophones, ni même souvent d'aller à école. Madame Arnaud est le professeur de français et le professeur principal de cette classe. Elle aide ces élèves en difficulté. « Cela fait un an que cette classe existe. Avant, il y avait une classe de NF (non francophones) depuis plus de dix ans». « Certains enfants ont été très mal scolarisés dans leur pays d'origine. D'autres n'ont eu que la moitié de leur scolarité » dit-elle.

Madame Arnaud n'est qu'un des professeurs qui s'occupent de ces élèves, d'autres ont également en charge la classe NSA. Les nouveaux-arrivants suivent aussi des cours de mathématiques, anglais, histoire et géographie, Sciences de la Vie et de la Terre et EPS.

Dans cette classe, il y a treize élèves qui viennent des quatre coins du monde : deux qui viennent du Congo Kinshasa, un du Congo Brazzaville, trois du Mali, une de Centrafrique, une de Gambie, un d'Algérie, une des Comores, une de Géorgie, un d'Arménie et un de Roumanie.

Dans la classe de Madame Arnaud, il y a des élèves qui réussissent à apprendre le français comme une jeune fille des Comores se nommant Mouniati qui était très timide : elle ne savait ni parler français ni lire, ni écrire. Mouniati est arrivée au mois de novembre et a réussi à lire au bout de cinq mois seulement ! C'est une élève très investie dans son travail et qui s'est donnée énormément de mal pour y arriver.

Autre exemple, ce jeune élève Kolly, très timide, qui a mis beaucoup plus de temps à s'adapter à l'école et à la France. Aujourd'hui il commence à apprendre à lire. C'est donc réellement un problème d'adaptation, d'investissement mais aussi d'envie.

Les enseignants savent qu'ils ont une classe particulière car ils ne font pas les mêmes cours qu'à une classe de francophones. Certains des élèves se sont fait des ami(e)s, d'autres pas du tout et restent entre eux.

 

Sarra Huysmans et Linda Djaiz
Classe de 4° 4

Ce journal a été réalisé entre le 19 et le 24 mars 2007 par: Baringa, Flore-anne, Linda, Manon, Marie, Marvin, Mohamed, Nawell, Nessim, Sarra.