Jean Macé se mobilise pour ses élèves sans papiers
Jean Macé Sans Frontière réunit notamment des professeurs, des lycéens
et des parents pour soutenir les élèves sans-papiers.


Justine, Thanad et Yamina sont des élèves qui participe au JMSF ( photo de gauche)
et les deux professeurs Dalila et Gilbert ( photo de droite)
Le collectif de Jean Macé Sans Frontière se réunit régulièrement dans une salle de permanence du lycée Jean Macé. Justine, Yamina et Thanad et les professeurs Dalila Amerouche et Gilbert Moreau aident les sans-papiers depuis près de 3 ans.
« Nous sommes des élèves, des professeurs du lycée et de collège, quelques parents, des Conseillers principaux d'éducation, des professeurs retraités… qui tous participent au collectif » raconte Yamina. « On aide surtout les élèves et après les familles » précise t-elle.
Dalila Amerouche s'est déjà mobilisée il y a 6 ans pour le cas d'une élève camerounaise et d'une élève chinoise. Dalila était à la réunion où s'est créé le Réseau Education Sans Frontière pour soutenir les élèves sans papiers et leurs familles en juin 2004. Elle a ensuite décidé avec des collègues de créer JMSF en septembre 2004. « On savait qu'il y avait des sans papiers, on a créé une structure » dit un professeur. Les premiers à avoir été aidés sont O. qui est Algérien, M. une élève Camerounaise et A. de nationalité malgache.
« Nos amis ont eu besoin de notre aide et c'est normal. Je n'ai pas envie qu'ils rentrent dans leur pays. Tout le monde doit être régularisé ! » estime Justine. « On ne sait pas ce qui les attend dans leur pays, la guerre, la misère. Une fois qu'ils ont mis le pied sur le territoire français, il ne faut pas les laisser repartir ! » continue Yamina. « La France est faite avec des étrangers, l'identité française est multiculturelle. C'est un combat contre le racisme.» explique Gilbert Moreau. «C'est normal de faire cela, c'est le contraire qui ne le serait pas » dit le professeur d'économie gestion. Ils ne sont pas seulement « citoyens », leur combat, « C'est l'éducation pour tous quelque soit l'origine » confie le professeur. Pour chaque cas en général ils sont en binôme pour les aider. Et quand ils ont besoin de mobilisation, ils y vont tous !
Le collectif organise des mobilisations, fait signer des pétitions, manifeste, accompagne les élèves sans papiers à la préfecture, les aide aux dossiers administratifs et les rassure. Moralement, c'est souvent dur pour les élèves sans-papiers. « Après qu'ils ont fait leur dossier, on ne les lâche pas ! » confie Justine. Mais cela ne marche pas tout le temps. « On est prêt à aller à l'aéroport ou au centre de rétention » revendique Justine. « Un jour le JMSF est venu à 15 à la préfecture » racontent les jeunes militants. «Mais parfois on a l'impression de rencontrer un mur » dit Thanad.
Manon Delafrênée
Classe de
4° 4
Marie Tiger
Classe de 4° 3