TAND'M n° 6 Vitry-sur-seine, mars 2007

SOMMAIRE

EDITO

PARCOURS
> Du Maroc à la Bretagne
> De la Martinique à Vitry
> Le logement, mémoire de l'immigration à la cité Balzac

PORTRAITS
> Mme Précart, des Antilles à la métropole
> Jérémy Menez :
de Vitry à Monaco

> La classe de non francophones


VIE ASSOCIATIVE

> Ensemble pour l'avenir
> Le lycée Jean Macé se mobilise pour ses élèves sans papiers

CULTURE
> Kazem Shahryani : l'exil d'un metteur en scène
> Le groupe 113 : du hip-hop métissé

> Visite à la Cité nationale de l'Histoire de l'immigration
> "L'Algérie", un tableau donné à l'Algérie

 

 

Qui sommes-nous?

Omar Le-Chéri

www.omarlecheri.net

Collège Gutave Monod
www.histoire-memoire.fr

 

Du Maroc à là Bretagne

Nous avons suivi le parcours d'une jeune femme qui s'appelle Bouchra professeur d'espagnol, qui a quitté sa ville natale Rabat (Maroc) pour aller à Rennes (Bretagne).


A gauche : la carte du Maroc. A droite la ville de Roscoff en Bretagne.

A Rabat Bouchra était lycéenne. Dans les années soixante-dix elle voulait aller dans une université. Mais comme il y n'avait pas la spécialité LEA (Langues, étrangères appliquées) qu'elle voulait faire elle a envoyé des dossiers d'inscriptions à plusieurs université en France. Elle n'envisageait pas du tout d'aller en Bretagne mais c'est là-bas que son inscription a été retenue.

A Rennes « J'ai vécu pendant plusieurs années dans une chambre d'étudiant ». Elle s'est intégrée facilement car au Maroc elle suivait des études dans une école française. Elle avait aussi des connaissances sur la langue et la culture française « Je voyageais beaucoup quand j'étais petite » dit elle en souriant. Elle connaissait presque tout des traditions françaises : « J'allais souvent dans les pays européens : l'Espagne, France » se souvient-elle.

Mais, la vie sociale : « est moins intense qu'au Maroc ». En France tout le monde reste chez soi alors qu'au Maroc tout le monde est chez les autres. Les relations familiales sont plus étroites qu'en France et la solidarité et plus forte : « Les lien familiaux sont beaucoup plus importants ». Comme elle ne connaissait personne en France elle s'est retrouvée vraiment seule: « La solitude était dure à supporter au début ». Grâce aux fêtes, Bouchra a pu faire de nouvelles connaissances : « Dans la culture bretonne quand on commence à connaître pas mal de monde, on découvre qu'il y a une vie sociale à travers les fêtes » (fest-noz). Après sa rencontre avec Pascal, ils se son mariés en 1989 à Roscoff.

Après son mariage avec Pascal direction la banlieue parisienne
Maintenant la professeure d'espagnol habite dans la banlieue parisienne, à Vitry-sur-seine. Bouchra et Pascal ont eu deux filles.

Propos recueillis par
Flore-Anne Nelson et Nawell Dirou
Classe de 4°4

 

Ce journal a été réalisé entre le 19 et le 24 mars 2007 par: Baringa, Flore-anne, Linda, Manon, Marie, Marvin, Mohamed, Nawell, Nessim, Sarra.