TAND'M N° 5

Réalisé dans le cadre d'une formation organisée par Omar Le-Chéri
et l'association ELELE à Paris

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Société

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Reportage

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Système D ance byzantin

Selcuk Karagac organise des fêtes à Paris pour les jeunes de la communauté turque. Son association Shik Shak Club est le nouveau rendez-vous des fêtards.

Tout commence sur un coup de tête. Selcuk Karagac et quelques amis décident d'organiser une soirée pour regrouper la jeune communauté turque de Paris. « On attendait 150-200 personnes, on en a reçu 650. On était surpris ! » dit Selcuk, encore enthousiaste.

Forts de leur succès, en 2001, Selcuk et quatre amis créent l'association Bizimkiler (traduire : les nôtres, en turque) pour organiser des fêtes. C'est le début de la reconnaissance dans la communauté turque. Pour la fête du nouvel an du 31 décembre 2001, plus de 1000 personnes viennent de France, d'Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas. Trois membres de Bizimkiler se marient, alors Selcuk décide avec Bunyamin, son acolyte de 27 ans, de créer en 2004 Shik Shak Club (shik shak est une expression turque pour dire vite fait bien fait).

Grand bavard, souriant et très sympathique, Selcuk est un jeune homme de 29 ans d'origine turque. Informaticien de profession, sa motivation est d'amuser ses invités. « On ne fait pas beaucoup de bénéfices lors de ces soirées, notre objectif est avant tout de voir les gens repartir avec le sourire ». Son plaisir, c'est aussi de mélanger les gens et les communautés. « Il n'y a pas de discrimination, l'entrée est ouverte a tous » insiste-t-il.

Vite fait- bien fait, soit, mais organiser une fête nécessite beaucoup de talents. Un événement se déroule en plusieurs étapes. La recherche de la salle, le plus souvent une discothèque située dans Paris ou à ses alentours. La recherche du staff : sécurité, hôtesses, barman…  « Il faut faire jouer son réseau ». Ses organisations sont très sérieuses et reconnues du jeune public. Pour s'assurer du bon déroulement, le videur est un champion de boxe. « Il n'est pas là pour recaler les gens, précise Selcuk. C'est pour éviter les dérapages ».

Cappadoce voyage, une agence spécialisée dans les voyages en Turquie, rue de Hauteville, près du quartier turc à Paris, est le principal point de vente des billets de Shik Shak club. Pour se tenir au courant, son réseau de fêtards qu'il estime « à au moins 600/700 personnes » peut se renseigner sur le site Internet (www.shikshak-club.com). Shik Shak Club, c'est le système D, mais il n'hésite pas à faire les choses en grands. Des Djs européens viennent d'Allemagne, de Belgique ou même des Pays-Bas pour participer aux soirées. Le seul regret de Selcuk et Bunyamin, c'est de ne pas être soutenus par le consulat et l'ambassade de Turquie. « Ils ne nous prennent pas au sérieux ! ».

Reha Cirak

 

 

 

 

 


Selcuk Karagac, co-président du shik shak-club

 


Un exemple de flyer d'une soirée turque

 


Reha, 21 ans, interviewer nouvelle génération