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TAND'M N° 5 Réalisé dans le cadre d'une formation organisée par Omar Le-Chéri |
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Portrait Selcuk Karagac, le Système Dance byzantin Jiwan Singh, un peintre qui déchire Société Le mariage forcé dans la communauté turque Reportage |
Un peintre qui déchire Jiwan Singh, peintre indien à Paris. Le personnage est souriant et chaleureux, sa peinture abstraite et violente. Une contradiction ? Non, juste des émotions d'enfant, restées intactes.
Un tableau de Jiwan Singh, c'est comme une paire de claques. Des livres brûlés, déchirés, froissés avec violence, l'artiste peintre de 52 ans se défoule sur ses toiles. Il donne l'impression de se venger sur les matières ou matériels sur lesquels il peint. « Un jour mon père a saisi le livre que j'étais en train de lire, cite Eliette Abécassis dans un article des Nouvelles de l'Inde , et il l'a jeté au feu. Je me suis précipité pour l'en sortir, mais il était déjà à moitié consumé et c'est ma mère qui l'a sauvé, elle s'est brûlé les mains. » On peut ressentir à travers ses tableaux à quel point ce jour l'a marqué : l'énergie du mouvement, les couches épaisses, le noir très présent, la matière souvent brûlée avant d'être travaillée… Pourtant Jiwan Singh est une personne aimable ouverte sur le monde, très cosmopolite. Un air calme et posé tranche avec ce qu'il exprime dans sa peinture. Les toiles de Jiwan Singh happent le regard dans un tourbillon de formes chaotiques. Jiwan Singh, le peintre de la déchirure, se compare à un enfant rebelle « qui dit non ». Dès l'école primaire, Jiwan Singh a du goût pour le dessin. Mais il suit finalement des études commerciales et travaille dans ce domaine trois longues années pour satisfaire les désirs de son père ; un parcours très prisé en Inde. Puis Jiwan Singh quitte l'Inde pour Paris en 1986. Trop âgé pour entrer aux Beaux-Arts, il intègre une école d'arts graphiques où il étudie pendant 5 ans tout en perfectionnant son français. Aujourd'hui, il déclare s'inspirer de l'occident pour sa peinture « et peut-être de Paris ». En effet à son arrivée il est surpris de la prédominance du gris et du noir, en opposition avec les couleurs vives de l'Inde. Même si dans son atelier, l'encens brûle et dégage un parfum dépaysant, il refuse de s'inspirer de l'Inde sous prétexte qu'il est Indien. Un air de Jazz, une mélodie classique ou une tirade de rap donnent le ton pour l'inspiration du moment. Jiwan Singh se créé une ambiance propice pour guider ses gestes et accompagner ses émotions. "Quand je commence un tableau, je n'ai pas d'idée précise, je me laisse guider par mes sentiments." Très souvent ses tableaux n'ont pas de titre, peut-être pour laisser à chacun le soin de trouver le sien. Selon lui, le titre force le public à se faire une idée de ce que représente la toile et à voir des images qu'il n'aurait pas forcément imaginées : « sans titre chacun peut y voir ce qu'il veut ». Cette liberté, Jiwan Singh y est très attaché. Liberté d'interprétation, mais aussi de conception, point sur lequel il insiste : « Lorsque je donne des cours de peinture, je laisse faire mes élèves, je ne les dirige pas trop » Jiwan Singh, pour ne pas rester prisonnier de son passé, se libère à travers son art. Hatice Nizamoglu
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Marilyn, en papier froissé.
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