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TAND'M N° 5 Réalisé dans le cadre d'une formation organisée par Omar Le-Chéri |
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Portrait Selcuk Karagac, le Système Dance byzantin Jiwan Singh, un peintre qui déchire Société Le mariage forcé dans la communauté turque Reportage Maquiller, un vrai métier |
Maquiller, un vrai métier Le maquillage professionnel est un métier très difficile. Les techniques sont longues à maîtriser et les débouchés sont rares dans les milieux artistiques. Maquilleur professionnel, un métier pour les passionnés. Devant le miroir de leur salle de bain, les filles aiment passer du temps à se dessiner les yeux, se poudrer le visage et parfois même se mettre du rouge à lèvres… Mais le maquillage, ce n'est pas que ça. C'est aussi un vrai métier. Toutes les vedettes de télé, tous les comédiens de théâtre et tous les modèles de magazine passent par les mains d'un maquilleur professionnel. A l'Atelier international de maquillage, rue de la pierre levée dans le 11 e arrt de Paris, en face de l'association ELELE, toutes les techniques de maquillage sont enseignées. Vieillir une peau, créer une prothèse, corriger les défauts d'un visage… La formation est ouverte à toute personne ayant son bac, sans sélection. Par contre, elle est très chère : 6900 euros pour neuf mois. Le matin, les cours sont réservés à l'enseignement théorique. Dans une grande salle, équipée de caméras, d'écrans de télévisions, et de micros, les professeurs expliquent dans les détails les techniques à maîtriser. Mercredi matin, le 23 février, Vincent de Monfreid, montre aux élèves comment vieillir une peau. Il fait une démonstration sur la main d'une élève. Fond de teint brun violet pour accentuer la structure de la main, application du latex liquide, séchage… Le résultat est impressionnant ! L'après-midi, les élèves s'exercent à reproduire les techniques enseignées sur des modèles (les élèves viennent souvent chercher des jeunes filles à l'association ELELE) dans une salle bien éclairée avec de bons produits. Marie Claude, élève à l'Atelier depuis septembre, réalise son rêve. Elle a quitté Marseille et pris un congé individuel de formation (elle est salariée de France Télécom) pour se reconvertir dans le maquillage professionnel. « Vieillir le visage d'une jeune fille de 17 ans, c'est difficile car il faut avant tout être physionomiste et faire ressortir les traits de caractère du visage » explique-t-elle. La plupart des élèves, une cinquantaine par an, veulent travailler dans le cinéma, bien que ce soit très difficile. « La formation n'est pas diplômante, ni reconnue par l'Etat, reconnaît Nicolas Herlin, assistant formateur à l'Atelier. Mais le certificat est reconnu par la profession ». Après leur formation, les élèves partent en stage dans le cinéma ou le théâtre. « La plupart du temps, les stages n'aboutissent pas sur des embauches, avoue Nicolas. Cela leur sert surtout à créer leur réseau ». Le plus souvent, les élèves trouvent un travail dans la démonstration de produits (maquillage sur place dans les boutiques de vente) ou le relooking (changer de coiffure, de maquillage, de vêtements avec les conseils de professionnels). Maquilleur professionnel, une profession de rêve qui demande patience et persévérance. Farida Hinchiri |
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