TAND'M N° 5

Réalisé dans le cadre d'une formation organisée par Omar Le-Chéri
et l'association ELELE à Paris

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Société

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Reportage

Fais tourner la chicha

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Fais tourner la chicha

La mode des cafés narghilés se développe à Paris, surtout chez les jeunes.

« Je fume aussi des bedots. Quand je n'ai plus rien à fumer chez moi, je viens au café chicha » avoue Alexandre, un étudiant de Jussieu, habitué du « Café Egyptien » de la rue Mouffetard. Ce mercredi 23 février, le café oriental est investit par des groupes d'étudiants.

« Nous avons ouvert ce café, il y a huit ans. C'est le premier café chicha de Paris » prétend Sami Elsayed, le fils du patron. Pas de doute, le narguilé est à la mode. Tout le monde en parle. Sur la porte d'entrée, les logos de Paris pas cher, de Zurban, de Télérama, du Guide du Routard… Partout dans la capitale, de nouveaux cafés orientaux apparaissent. Les jeunes apprécient cette ambiance, et pas seulement ceux d'origines étrangères. « Près de 80% des clients sont des Européens » explique Sami. Pourquoi ?

La musique orientale, les couleurs, les coussins confortables, le thé fumant… Tout est cool ici. Les jeunes aiment se donner rendez-vous là pour discuter. C'est aussi un lieu propice à l'évasion. « J'aime bien ici parce qu'à force de fumer, ça fait un peu tourner la tête » chuchote Alexandre.

Les tapis au mur, les narghilés, les bougies, les verres à thé… Tout vient d'Egypte. « Nous ne voulons pas franciser cet endroit. Il n'y a pas d'alcool ici. Ce n'est pas une question de religion. C'est surtout pour faire comme en Egypte. Les gens viennent ici pour se détendre » insiste le fils du patron. Echapper au stress de la capitale, mais aussi « découvrir de nouveaux goûts, explique Stéphanie, une amie d'Alexandre. J'aime bien le miel. Aujourd'hui, je crois que l'on va goûter la chicha à la cerise ».

Pourtant ce petit plaisir n'est pas donné, en moyenne le prix d'une chicha est de 6 euros. « Si j'avais un narghilé chez moi, c'est sur, je ne viendrais pas ici » confie Alexandre. « Quand, on vient à quatre, ça va, on partage… ».

Zekeriye Kandemir et Tansel Erol

Une chicha, ou narghilé


Zekeriye, 18 ans, buisness man


Tansel, 18 ans, peace and love