Un bon reportage est écrit clairement, dans une langue précise et simple (fiche technique n°1). Mais la clarté doit se trouver aussi dans le plan suivi. Plus le plan sera simple et logique, plus le lecteur de votre reportage comprendra facilement et lira avec plaisir. C’est pourquoi il faut faire des paragraphes (un paragraphe pour chaque idée importante). C’est aussi pourquoi il faut soigner particulièrement le premier paragraphe et le dernier.

PREMIER PARAGRAPHE
On l’appelle “l’accroche” parce qu’il doit “accrocher”, attirer l’attention du lecteur. Comme le titre (fiche technique n°5), il peut donner l’information la plus importante ou il peut faire appel à la curiosité du lecteur. Le début du reportage (l’accroche) peut être une CITATION importante et étonnante d’une personne que vous avez interrogée. Par exemple: “Voici 20 ans que je suis poissonnier et pourtant je ne mange jamais de poisson!”. Ricardo Luigi est un solide gaillard avec un large sourire qui le fait ressembler à un chanteur à la mode…”

L’accroche peut aussi être une DESCRIPTION d’un lieu, d’une situation, d’une personne. Par exemple, un reportage publié dans un journal égyptien commençait ainsi: “Place de l’ancien opéra, dix heures du matin. Les bouquinistes ouvrent leurs étals…” et la description de la place peut se poursuivre pour donner une atmosphère. Le lecteur a l’impression de se trouver lui-même sur la place et imagine bien ce que l’article montre. Une accroche n’est jamais une introduction. N’écrivez pas « Nous allons dans cet article vous parler de la gare du Caire » mais emmener tout de suite le lecteur au centre de la gare.

Enfin, l’accroche peut être une ANECDOTE, c’est-à-dire une petite histoire vraie qui donne des détails, qui est très significative (qui résume bien une situation) ou qui est amusante, étonnante et curieuse.

LES AUTRES PARAGRAPHES
Un petit conseil d’ami: pour plus de clarté, laissez une ligne blanche entre chaque paragraphe. Dans chacun, vous réunissez toutes les informations, les citations, les descriptions sur la même idée. Une idée importante par paragraphe et une succession logique entre tous les paragraphes. Un exemple pour reprendre les bouquinistes de la place de l’opéra. Après l’accroche, le deuxième paragraphe raconte une anecdote (l’exemple d’un bouquiniste qui ne sait ni lire ni écrire), le troisième paragraphe décrit les livre vendus et les clients. Le dernier paragraphe parle du rêve et des espoirs des bouquinistes (avoir un syndicat, un plus grand espace et participer à la Foire internationale du livre…).
La succession des paragraphes est logique: description de la place et de l’installation des bouquinistes (accroche répondant aux questions qui et où?), portrait d’un bouquiniste original (deuxième paragraphe), description de leur activité et des livres vendus (troisième paragraphe), présentation de leurs espoirs (quatrième paragraphe).
Par exemple: un article sur les bateaux-bus dans une grande ville traversée par un fleuve se terminait comme ceci: “Les gens s’y rencontrent et font connaissance. “Ils ne font pas que connaissance, ils se marient même!”, comme aime à le dire un jeune couple de passagers”. Voilà, c’est une touche finale qui tombe bien. C’est pour cela qu’on appelle aussi ce dernier paragraphe la CHUTE. Quant au mot “conclusion”, il est plutôt utilisé pour la fin d’un raisonnement, d’une démonstration ou d’une rédaction. Un reportage, c’est différent.

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