REFERENCES
Michel VOIROL, Guide de la rédaction,
Edition CFPJ, Paris, 1995.
Dans les documents
pédagogiques d'Omar Le Chéri:
Voir : fiche technique n°6
" Comment trouver un titre accrocheur "
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QUOI?
Courte
phrase en gros caractères résumant la substance de l'article
ou suscitant la curiosité des lecteurs.
OÙ?
En tête
de l'article.
POURQUOI?
Le titre
sert à " accrocher " le regard du lecteur
pour l'inviter à lire l'article en dessous.
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Le
titre
La première fonction du titre
est de donner envie de lire. Si, en lisant un titre, le lecteur
a une impression d'ennui ou de difficulté, il ne lira pas l'article
qui suit. S'il a l'impression d'avoir déjà lu ce titre ailleurs,
pour un autre article, il ne lira pas non plus la suite, même si
le "papier" est excellent.
Exemples de ce qu'il ne faut pas faire: "L'article 292 A du Code
de procédure pénale est obsolète". L'article 292 A du Code de procédure
pénale ne dit rien à personne et peu de lecteurs connaissent le
sens du mot 'obsolète'. En lisant ce titre, on se dit que l'article
va être difficile, ennuyeux à lire et surtout, le lecteur ne voit
pas en quoi il peut être concerné puisqu'il ne sait pas de quoi
il s'agit. S'il faut lire l'article pour comprendre le titre, c'est
que le titre est mauvais.
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Autre exemple de ce qu'il ne
faut pas faire: "L'Allemagne à la croisée des chemins". Ce titre
pourrait convenir à des centaines d'articles sur l'Allemagne, il
est "passe-partout" et ne dit rien sur le contenu précis de l'article.
Il est donc mauvais. Un bon titre est unique et ne doit servir qu'une
seule fois. Lorsque le journaliste rédige un titre, il se pose la
question suivante: "mon titre pourrait-il convenir à un autre article".
Si la réponse est "oui", c'est que son titre est mauvais.
Bien peu de lecteurs ont le temps de lire un journal en entier.
Le rôle du titre est précisément de les aider à faire un choix en
un clin d'oeil et de comprendre tout de suite pourquoi ils ont intérêt
à lire cet article. Pour faciliter ce choix, le titre mettra l'accent
sur:
- ce qui est important
- ce qui est nouveau
- ce qui concerne personnellement le lecteur.
Ce qui est important: on n'écrira pas "Le président de la République
a fait une déclaration", ce qui, en soit, n'a pas beaucoup d'intérêt
mais "Attentats: la colère du président de la République" (c'est-à-dire:
le sens de la déclaration présidentielle face aux attentats terroristes).
Ce qui est nouveau: on n'écrira pas "le ministre de l'Economie et
des Finances réunit ses collaborateurs" mais "les impôts locaux
vont augmenter en 1999" (c'est-à-dire: la décision du ministre de
l'Economie et de ses collaborateurs prise pendant leur réunion).
Ce qui concerne personnellement le lecteur: on n'écrira pas "des
spécialistes étudient l'influence du milieu géographique sur la
santé" mais "les Normands vivent plus longtemps que les Alsaciens".
(c'est-à-dire: la conclusion des spécialistes qui concerne le plus
les lecteurs).
A chaque fois, il faut que le journaliste se demande "quel est le
message essentiel de mon article", "quel est l'élément le plus important
et/ou le plus nouveau". On l'aura compris: un titre s'écrit APRES
l'article et non avant.
Une fois l'idée essentielle repérée, le journaliste cherchera à
l'exprimer de la manière la plus simple, la plus concise, la plus
vivante et la plus percutante. Il préfera un verbe actif à un verbe
passif, voire pas de verbe du tout, et il évitera les négations
et les interrogations. Parfois, une citation bien choisie fera l'affaire.
Par exemple, plutôt que d'écrire "le président Jacques Chirac ne
souhaite pas se rendre en Irak", on écrira: "Chirac: "je n'irai
pas à Bagdad".
Enfin, un titre doit être fidèle. Il ne donne pas une information
que l'on ne retrouve pas dans l'article, ni une information contradictoire
avec l'article, ni une information secondaire par rapport au message
essentiel, ni une information exagérée.
Le titre appartient à une famille nombreuse qui s'appelle: la titraille.
Elle réunit toutes les phrases (courtes) d'un article mis en vedette
par des gros caractères: le titre, le sous-titre (en dessous du
gros titre) que l'on appelle aussi " chapeau " car il
couvre l'article en le résumant ou en en donnant les informations
les plus marquantes, le sur-titre (au dessus du gros titre), l'inter-titre
(au milieu de l'article qui permet une pause, une respiration).
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