REFERENCES
Le
Livre du Thé, éd. Flammarion, collection Beaux Livres, 1996
Les Rituels du thé à travers le Monde, éd. Renaissance
du Livre, Collection Art de Vivre, 1999
Robert A. Perrier, Le Thé, éd. Le Chêne, 1999
L.Know et S. Lowman, L'Heure du Thé, éd.
Grund, 1998
Le Livre du Thé, éd. Flammarion, collection Connaisseurs,
1991
Paul Butel, Histoire du thé, éd. Desjonqueres,
1997
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QUI?
Le
terme 'thé' dérive du latin théacées, un arbuste
portant les feuilles du thé ou théier.
QUOI?
Feuilles
séchées d'un arbuste, le thé se consomme en infusion.
QUAND?
On
parle du thé pour la première fois sous l'empereur mythique
chinois Sheng Nung. Le thé est d'abord utilisé pour ses
propriétés médicinales.
OÙ?
Le
thé est apprécié comme boisson dans le monde entier. Le principaux
pays producteurs de thé sont : l'Inde, le Sri Lanka, la
Chine, l'Indonésie et le Pakistan.
COMMENT?
Après
la récolte des feuilles, le thé est séché puis fermenté ou torréfié.
Il est parfois mélangé avec des extraits de plantes ou d'épices
comme la cannelle, la cardamome, etc.
Une
histoire chinoise
Les origines du thé se perdent
dans un passé mythique, mais c'est sans doute en Chine que s'est
développé l'art de préparer le thé. La croyance populaire attribue
sa découverte à l'empereur Sheng Nung (2737 av J.-C.), appelé
'le divin guérisseur'. Son peuple aurait pris l'habitude
de bouillir l'eau avant de la consommer car l'empereur, féru d'expérimentation,
avait découvert les vertus hygiéniques d'une telle pratique. Un
jour qu'il s'était installé à l'ombre d'un arbre pour faire chauffer
de l'eau, quelques feuilles tombèrent dans son bol. Le goût de
cette 'tisane' improvisée lui plut. L'empereur venait de découvrir
le thé. Le philosophe chinois Confucius (550 av J.-C.) aurait
lui aussi utilisé régulièrement des feuilles de thé comme offrandes
funéraires. En fait, la première trace crédible de l'utilisation
du thé apparaît en 350 av. J.-C. dans un livre de médecine chinoise.
Le thé est présenté comme remède aux maux de tête et à la digestion
difficile. Il est utilisé sous forme d'infusion, de pâte ou d'onguent.
Mais la Chine prend vite l'habitude de le boire aussi par plaisir.
La pratique se répand dans la noblesse puis touche toutes les
classes sociales.
Au VIIe siècle, la dynastie Tang élève la cérémonie du thé au
rang des arts. Le Ch'a su ou 'art du thé' est apprécié
au même titre que la peinture, la poésie ou la calligraphie. Les
moines bouddhistes boivent du thé pour rester éveillés pendant
de longues nuits de méditation. Un substitut plus sain au saké
(vin de riz) ! Partout en Chine des salons du thé ouvrent et des
colporteurs offrent des infusions dans la rue. D'abord réduit
en pâte puis en poudre, les feuilles de thé sont finalement directement
infusées dans une théière sous la dynastie Ming (1368-1644).
Au-delà du plaisir, le thé devient aussi une monnaie d'échange.
Les Mongols, Tartares et Nomades tibétains offrent chevaux et
fourrures aux Chinois contre des feuilles de thé. Les premiers
contacts avec les Occidentaux datent de 1497 avec la visite en
Chine du portugais Vasco de Gama. Mais ce sont les Hollandais
qui en 1610 commence l'importation du thé en Europe. Les Anglais
suivent et deviennent les premiers consommateurs d'Europe. La
East Indies Company, chargée du commerces des épices pour le Royaume
Uni, doit bientôt faire face à une demande exceptionnelle. En
1652 les premiers coffee house ouvrent à Londres. Au début
du XVIIIe siècle, on en compte plus de cinq cents. Les colporteurs
parcourent les rue de Londres en criant
«tea for two», soit un thé pour deux pences, la monnaie
anglaise.
Les Anglais boivent quinze fois plus du thé à la fin du XVIIIe
siècle qu'à son début. Le Thé rythme la journée et ... la contrebande
se développe. Les Hollandais sont les premiers à en profiter.
En Chine aussi le thé devient un enjeu économique : le paysan
arrête la fabrication du coton pour cultiver le théier, plus rentable.
Le coton vient donc à manquer en Chine. Les Anglais leur offrent
d'échanger du thé contre le coton cultivé en Inde. Puis, à la
fin XVIIIe siècle, l'opium remplace le coton. Inquiet pour son
pays, l'empereur Qing ferme les frontières aux Anglais, qui répondent
par le blocage du port chinois de Canton en 1840. La guerre de
l'Opium a commencé. La Chine perd et le commerce de l'opium reprendra
de plus belle.
Pour éviter le monopole chinois sur le thé, les Britanniques veulent
cultiver eux-même cette plante dans leur colonie indienne. L'histoire
qui suit semble sortir d'un roman policier : l'Anglais Robert
Fortune se rend deux fois en Chine, déguisé en chinois, pour espionner
la culture du thé. Il revient avec des graines et un savoir-faire.
C'est la fin du monopole chinois. Il aura tout de même duré près
de quatre mille ans... selon la légende.
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