SCOOP

 

 

 

REFERENCES

VOIROL Michel, Guide de la rédaction, Paris: Editions du CFPJ, 94 pages.


CHARON Jean-Marie (sous la dir.), L'Etat des médias, Paris: Editions La Découverte, 462 pages.

 

SUR LE NET

L 'histoire et les conséquences de l'un des plus grands scoops de
l'histoire de la presse,
le " Watergate ", qui a provoqué la démission du Président des États Unis Richard Nixon en 1974.

QUOI?

Dans le jargon de journalistes, un scoop est une information très importante et exclusive (que l'on est seul à détenir) obtenue par un journaliste ou une agence de presse et publiée avant la concurrence.

QUAND?

Toujours le plus rapidement possible!

QUI?

Les journalistes.

OÙ?

Dans tous les médias, partout dans le monde.

POURQUOI?

Pour des raisons de concurrence commerciale.

 

Le scoop

Tout média vise à livrer une information, de préférence inédite, à ses lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. L'information inédite par excellence est qualifié de " scoop " (qui signifie " rafler ", " emporter la mise " en anglais dans le langage des joueurs de poker ou autre jeux). Le scoop consiste à être le seul et le premier à donner une information. Si l'on considère l'information comme un produit de consommation, elle a le plus de valeur lorsqu'elle est dans cette situation d'exclusivité. Le scoop ne peut donc se concevoir que dans un contexte de grande concurence entre les différentes entreprises de presse.

Cette recherche de l'audience à tout prix, qui contraint à fournir le plus rapidement possible une information la plus surprenante possible, oblige les journalistes à prendre des risques en publiant des informations qui ne sont pas toujours suffisamment vérifiées.

Il en va pourtant de la réputation d'un journal, d'une radio, d'une télévision ou d'une agence de presse de fournir une information exacte, donc vérifiée. La vérification d'une information se fait essentiellement en multipliant les sources, les marques d'authentification (documents étayants l'informations) et les preuves de ce que l'on avance, puis en recoupant ces informations.

Ainsi, un journaliste ne devrait jamais annoncer que Jean est un fainéant seulement si Pierre le lui a dit. Le journaliste consciencieux interrogera l'intéressé, Jean, et il devra également demander à Paul, Sélim, Anna… leur opinion sur la question. Cette multiplication des sources nécessite un travail approfondi de la part du journaliste qui devra bénéficier de suffisamment de temps pour mener sa recherche, faute duquel il risque de livrer une information erronée ou lacunaire.

L'entreprise de presse doit donc toujours faire en sorte qu'une information soit la plus crédible possible, sous peine de pas être prise au sérieux et d'y perdre en audience. Malheureusement, le scoop nécessite toujours une grande rapidité d'action et cette urgence médiatique pousse souvent les journalistes à ne pas vérifier suffisamment leurs informations. Et l'on arrive à des situations extrêmes comme ce quotidien français qui avait préparé sa une sur la mort d'une importante personnalité, alors que celle-ci était en parfaite santé. On parle alors de faute professionnelle grave de la part du journaliste à l'origine de l'erreur. Il peut être sanctionné, voir licencié dans les cas les plus graves. Pour un journaliste, un scoop peut apporter la reconnaissance, voire la gloire, mais peut également se transformer en malédiction, selon sa véracité.

Sébastien LANGEVIN