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QUOI?
Dans le
jargon de journalistes, un scoop est une information très importante
et exclusive (que l'on est seul à détenir) obtenue par un journaliste
ou une agence de presse et publiée avant la concurrence.
QUAND?
Toujours
le plus rapidement possible!
QUI?
Les journalistes.
OÙ?
Dans tous
les médias, partout dans le monde.
POURQUOI?
Pour des
raisons de concurrence commerciale.
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Le
scoop
Tout média vise à livrer une
information, de préférence inédite, à ses lecteurs, auditeurs ou
téléspectateurs. L'information inédite par excellence est qualifié
de " scoop " (qui signifie " rafler ", " emporter
la mise " en anglais dans le langage des joueurs de poker ou
autre jeux). Le scoop consiste à être le seul et le premier à donner
une information. Si l'on considère l'information comme un produit
de consommation, elle a le plus de valeur lorsqu'elle est dans cette
situation d'exclusivité. Le scoop ne peut donc se concevoir que
dans un contexte de grande concurence entre les différentes entreprises
de presse.
Cette recherche de l'audience à tout prix, qui contraint à fournir
le plus rapidement possible une information la plus surprenante
possible, oblige les journalistes à prendre des risques en publiant
des informations qui ne sont pas toujours suffisamment vérifiées.
Il en va pourtant de la réputation d'un journal, d'une radio, d'une
télévision ou d'une agence de presse de fournir une information
exacte, donc vérifiée. La vérification d'une information se fait
essentiellement en multipliant les sources, les marques d'authentification
(documents étayants l'informations) et les preuves de ce que l'on
avance, puis en recoupant ces informations.
Ainsi, un journaliste ne devrait jamais annoncer que Jean est un
fainéant seulement si Pierre le lui a dit. Le journaliste consciencieux
interrogera l'intéressé, Jean, et il devra également demander à
Paul, Sélim, Anna… leur opinion sur la question. Cette multiplication
des sources nécessite un travail approfondi de la part du journaliste
qui devra bénéficier de suffisamment de temps pour mener sa recherche,
faute duquel il risque de livrer une information erronée ou lacunaire.
L'entreprise de presse doit donc toujours faire en sorte qu'une
information soit la plus crédible possible, sous peine de pas être
prise au sérieux et d'y perdre en audience. Malheureusement, le
scoop nécessite toujours une grande rapidité d'action et cette urgence
médiatique pousse souvent les journalistes à ne pas vérifier suffisamment
leurs informations. Et l'on arrive à des situations extrêmes comme
ce quotidien français qui avait préparé sa une sur la mort d'une
importante personnalité, alors que celle-ci était en parfaite santé.
On parle alors de faute professionnelle grave de la part du journaliste
à l'origine de l'erreur. Il peut être sanctionné, voir licencié
dans les cas les plus graves. Pour un journaliste, un scoop peut
apporter la reconnaissance, voire la gloire, mais peut également
se transformer en malédiction, selon sa véracité.
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