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Masque
mortuaire
de Toutankhâmon.
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REFERENCES
T.G.H.
James, Le peuple de Pharaon, éd. du Rocher, 1999
C. Lalouette, Au royaume d'Egypte : le temps
des rois-dieux, éd. Fayard, 1991
- Dictionnaire des Pharaons, éd. Noêsis, 1996
J. Vercoutter, A la recherche de l'Egypte oubliée,
éd. Gallimard, 1986
D. Basdevant, Dieux et pharaons d'Egypte,
éd. Hatier, 1991
J.L. Bovot, L'Egypte au temps des pharaons,
Musée du Louvre, 1998 (CDrom)
L'Egypte ancienne : mystères et découvertes,
éd. Tallandier, 1998
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QUI?
Roi
d'Egypte.
QUOI?
Le
mot 'pharaon' vient de l'ancien égyptien per-aâ,
qui signifie 'grande maison'. Sous l'Ancien
Empire on désignait ainsi, le palais royal et le siège de l'administration.
A partir de la XVIIIe dynastie (950-730 av.
J.-C.), c'est le nom donné au roi d'Egypte. Le mot
'pharaon' désigne aussi un ancien jeu de cartes et
de hasard qui se rapproche de la banque, très en vogue au XVIIIe
siècle apr. J.-C.
OÙ?
En
Egypte.
QUAND?
Jusqu'à
la chute de l'Egypte face à Rome à Actium en 31 av. J.-C.
Dieu
et le roi des hommes
Pharaon est à la fois dieu
et roi sur terre, deux 'identités' inextricablement liées. Dieu,
il est désigné par l'expression neter, nefer, le
'dieu parfait' Il est le fils charnel d'une divinité : à la Haute
époque, il est le fils du dieu-soleil Rê, dieu d'Héliopolis,
la plus ancienne capitale d'Egypte, et à partir de la XVIIIe dynastie,
Pharaon considéré comme le fils d'Amon, dieu de Thèbes.
Sous l'Ancien Empire, la filiation est simplement indiquée par
le titre de 'Fils de Rê'. Le désir de conserver la pureté du sang
divin explique peut-être la pratique fréquente du mariage consanguin
entre le pharaon et une de ses soeurs ou demi-soeur. C'est aussi
pour imiter le couple divin mythique Osiris et Isis, eux-mêmes
frère et soeur.
La titulature authentique du monarque comprenait cinq noms donnés
lors de cérémonies de l'intronisation :
- Le premier
est le nom d'Horus qui place la royauté sous le patronage
du dieu de la ville d'Hiéraconpolis, d'où était originaire le
premier souverain d'Egypte, Narmer;
- Le deuxième, Deux maîtresses, rappelle les deux
divinités antiques tutélaires des haute et basse Egypte, Nekhbet
et Ouadjet, déesses protectrices du royaume unifié;
- Le troisième, Horus d'or, évoque, à partir du
roi Khéops, la suprématie solaire;
- Le quatrième, désigné souvent comme le 'prénom', est
précédé de la formule : 'roi de haute et de basse Egypte',
plus précisément 'celui qui appartient au roseau (plante
symbolique du sud) et à l'abeille (l'animal héraldique
du nord)'.
- Enfin, Fils de Rê, est son 'nom dynastique'.
Pharaon se distingue des hommes par ses noms multiples, mais aussi
par sa figuration. On le reconnaît aisément à sa taille, toujours
très supérieure à celle des personnages qui l'entourent, et à
son costume, qui comporte des couronnes de formes variées selon
qu'il est représenté comme roi de basse Egypte ou roi de haute
Egypte (les deux couronnes peuvent aussi être réunies). De même,
le pagne royal se distingue du vêtement des simples mortels par
la queue de taureau qui pend à la ceinture et par le 'devanteau'
sur le devant du vêtement. Enfin, Pharaon, comme les dieux, porte
souvent une barbe postiche.
Homme et dieu, le pharaon est chargé d'assurer l'Ordre universel
conformément à Maât, la déesse de la vérité et de la justice.
Il doit assurer le culte divin quotidien dans l'ensemble de l'Egypte
et est considéré comme le seul interlocuteur possible des dieux
sur terre.
Dans tous les temples du pays, le culte se fait au nom du pharaon
et le clergé n'est que son délégué. C'est pourquoi dans les scènes
figurées des temples, c'est toujours le roi qui est représenté
accomplissant le rituel divin journalier. Ce rituel, extrêmement
précis, est indispensable à la survie du monde; ce qui explique
que la mort d'un pharaon soit ressentie comme une catastrophe
cosmique : il est le garant du lever du soleil et de la régularité
des crues du Nil.
En tant que souverain temporel, la pharaon accumule tous les pouvoirs
sur sa personne: administratif, judiciaire et militaire. Son palais,
la 'Résidence', est le centre administratif de l'Egypte tout entière.
Une partie des charges du pharaon sont déléguées à un vizir, mais
le souverain garde son pouvoir de décision.
A sa mort, Pharaon rejoint son père Rê pour l'éternité. Il monte
à bord de la barque solaire et accompagne le dieu dans sa course
céleste. On ne dit pas de Pharaon qu'il meurt mais qu'il 's'envole'
au ciel. La sépulture royale peut prendre des dimensions considérables
comme on peut en juger par les grandes pyramides de Gizeh, sépultures
des pharaons Khéops, Khephren et Mycérinus, de la IVe dynastie,
avec leurs centaines de mètres de souterrains creusés dans le
roc.
L'idéologie officielle dote le pharaon d'une nature divine et
d'un pouvoir surnaturel, mais était-il traité comme tel par ses
sujets ? Les Egyptiens savaient distinguer entre le monarque et
l'homme; un homme qui pouvait être faillible, voire indigne de
la fonction de pharaon.
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