MUSEE

 

 

 

REFERENCES

Sur l'Internet :


Musée du Louvre
(en français)

Musée d'Orsay (en français)

Musée du débarquement de 1944 (en français)

Musée Guggenheim Bilbao (en français)

Musée de poche
(en français)

• Musée du Caire (en anglais)

QUOI?

Les musées servent à conserver dans de bonnes conditions les oeuvres d'art, curiosités, spécimens, objets rares, anciens ou précieux, et à les présenter au public de façon attrayante. Toute la difficulté consiste à en faire des lieux vivants plutôt que des cimetières

QUI?

Tout le monde peut aller au musée. Peu de villes, grandes ou petites, en sont totalement dépourvues. On peut aussi en visiter certains de façon virtuelle, grâce à Internet ou aux CD-Roms. C'est le cas du Louvre, par exemple.

QUAND?

Au sens actuel du mot, les musées sont un concept de création récente. Ils n'ont plus grand chose à voir avec le fameux Mouséion d'Alexandrie, fondé par le roi Ptolémée 1er (323-283 av. J.-C.) pour permettre aux savants et aux gens de lettre de se retrouver.

OÙ?

Paris, New York, Le Caire, Rome ou Athènes : toutes les grandes villes du monde possèdent leurs musées. Outre les curiosités qu'ils abritent, ces lieux prestigieux sont souvent remarquables pour leur architecture et leur aménagement intérieur.

COMMENT?

Grâce à un ensemble de techniques (muséographie, muséologie), les professionnels s'efforcent de capter l'attention du public et de rendre les musées instructifs et agréables à visiter. Tout le monde n'est pourtant pas forcément très attentif en les parcourant.

POURQUOI?

Pendant très longtemps, l'idée même d'exposer des oeuvres d'art dans un lieu public uniquement réservé à cette activité n'a pas effleuré grand monde. Aujourd'hui, la conservation du patrimoine est considérée comme un devoir pour l'humanité.


Les trésors de l'humanité
Imagine-t-on la Joconde exposée au fond d'une caverne ? Pourtant, à l'origine, le mot musée vient du grec mouseion, qui signifie la grotte. Non pas un gouffre lugubre et inquiétant, repaire de bêtes sauvages ou abri de fortune, mais un lieu consacré aux muses, déesses de l'inspiration et de la connaissance. D'abord cavité naturelle, le mouseion est ensuite devenu un édifice en bonne et due forme.

Le plus illustre des musées se trouvait à Alexandrie. Il est l'oeuvre de Ptolémée 1er, devenu roi d'Egypte après trente ans au service d'Alexandre le Grand comme général. Le pharaon l'a créé à l'intérieur même de son palais. Il s'agissait d'une sorte de vaste centre culturel où les hommes de lettres et les savants venaient échanger des idées. Aux frais de l'Etat, ils pouvaient s'adonner à leur passion. Tout était fait pour que leur confort soit total : salles de travail spécialement aménagées, jardins bien entretenus pour déambuler tout en discutant, observatoire, bibliothèque et même un petit parc zoologique.


Musée gréco-romain d'Alexandrie


Un musée en plein air

Avec le Mouseion d'Alexandrie, on est bien loin de l'acception moderne du mot musée. Jusqu'au milieu du XVIIIème siècle, le mot a continué de désigner les sociétés savantes antiques. C'est d'abord sous sa forme latine, museum, qu'il a servi à nommer un lieu d'exposition. En 1759, par exemple, les collections scientifiques et artistiques léguées au parlement par un célèbre médecin, Sir Hans Sloane, sont exposées à Londres. C'est la naissance du British Museum. En France, étudiants et artistes sont admis à visiter une partie des collections royales du Palais du Louvre à partir de 1750. C'est en 1793, pendant la Révolution, que l'édifice est rebaptisé Muséum central des Arts.

Comment beaucoup d'oeuvres d'art et d'objets précieux ont-ils pu être conservés pendant si longtemps sans qu'il existe de musées ? Les sépultures ont longtemps constitué un endroit privilégié pour le stockage... à très long terme. Les riches Egyptiens, par exemple, ne concevaient pas de partir pour l'au-delà sans emporter de quoi remplir quelques étagères. Les Grecs et les Romains exposaient volontiers des sculptures et des objets religieux à proximité de leurs temples. Les trésors pris à l'ennemi étaient étalés aux yeux des passants pour les impressionner. Les Romains avaient également un petit faible pour la copie de ce qui leur plaisait chez les Grecs.

Pendant la Renaissance italienne, à partir de la fin du XVe siècle, les princes et les papes ont constitué d'immenses collections privées. Elles étaient rarement organisées de façon méthodique et seules les personnes autorisées pouvaient en admirer les trésors. C'est seulement lorsque ces collections ont été nationalisées qu'elles ont pu entrer dans le patrimoine public. Depuis le début du XXe siècle, la création de fondations a malgré tout permis à de nombreuses collections particulières d'être présentées dans des musées eux aussi privés, en particulier aux Etats-Unis. Quant aux objets de la vie quotidienne, ils ont désormais droit de cité depuis quelques décennies grâce à la création de musées des arts et traditions populaires.

Les musées sont-il la solution idéale pour faire connaître les richesses de l'humanité ? La question mérite d'être posée. D'abord parce que l'art est, par définition, une chose vivante qui supporte assez mal d'être enfermé dans une boite, aussi belle soit-elle. Ensuite parce que l'affluence qui submerge souvent certains musées très en vue a de quoi dissuader les amateurs de flâneries solitaires. Enfin parce que la constitution de certaines collections s'est parfois accompagnée de véritables pillages dans les patrimoines nationaux d'autres pays. Des polémiqu
es apparaissent ainsi à intervalles régulier. C'est le cas, par exemple, des fameuses frises du Parthénon exposées à Londres et revendiquées par la Grèce qui considère en être le seul propriétaire historique légitime.•

Jérôme GLAIZE