LOUXOR,
LOUQSOR ou LOUKSOR
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REFERENCES
L'Egypte
restituée : sites et temples, éd. Errance, 1991
G. Rachet, Dictionnaire de la civilisation égyptienne,
éd. Larousse, 1998
Redécouvrir l'Egypte ancienne, CNDP, 1990
L'Abcédaire de l'Egypte ancienne, éd. Flammarion,
1999
P. Montet, L'Egypte au temps de Ramsès : 1300-1100
avant J.C., éd. Hachette, 1995
J.M.Thibault, Pour comprendre l'Egypte antique,
éd. Pocket, 1997
D. Valbelle, R. Solé, La pierre de Rosette, Seuil,
1999
J. Kebadian, Le mystère des Pyramides, 1990 (vidéo-cassette)
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QUI?
Petite
ville de Haute Egypte qui tient son nom de l'arabe el qousour, les
'châteaux' ou les 'fortifications'.
QUAND?
Le
temple de Louxor accueillait, lors des fêtes du nouvel an, le dieu
Amon venant de Karnak par la voie processionnelle. Aujourd'hui,
c'est un haut lieu du tourisme en Egypte.
OÙ?
Elle
est situé sur l'emplacement de la Thèbes antique, capitale
de l'empire égyptien et nommée Ouaset. Louxor est à
750 kilomètres au sud du Caire, sur la rive est du Nil.
POURQUOI?
Louxor
est à la fois la Thèbes antique, le temple, les obélisques et l'actuel
village touristique.
La
Thèbes des pharaons
La « Thèbes aux cent portes
» dont parle Homère dans L'Iliade s'élevait sur la rive est
du Nil et occupait les terres comprises entre les villages actuels
de Louxor et Karnak, distants de quatre kilomètres. Deux ensembles
archéologiques se trouvent sur cette rive : les temples de Karnak
au nord frappent par leur gigantisme et leur splendeur ; celui de
Louxor est remarquable d'élégance.
A l'époque memphite, sous l'Ancien Empire, Louxor est un petit village
où l'on adore le dieu de la guerre, Montou. Pour des raisons politiques
et géographiques, le village prend de l'importance à partir de la
Xe dynastie et devient la capitale des pharaons du Nouvel Empire.
On y vénère en grande pompe le dieu Amon, associé en triade à Mout
et à Khansou. Pour chaque victoire et chaque triomphe, on érige
de nouveaux et grandioses temples, en l'honneur du dieu.
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Louxor,
Temple
et Mosquée. |
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La mise à sac de Louxor par Assourbanipal
en 627 av. J.-C. marque le début de son déclin. Les Ptolémées le
détruiront complètement. Aujourd'hui, l'unique témoin de cette splendeur
passée est le magnifique temple que les Egyptiens appellent 'Harem
méridional d'Amon'. Il mesure deux cent soixante mètres de long.
Construit par Aménophis II (1450-1425 av. J.-C.), il est agrandit
par Touthmôsis III mais réellement achevé par Ramsès II (1314-1312).
Le temple de Louxor est relié au temple de Karnak par une longue
allée bordée de sphinx. Originairement à têtes de bélier, les statues
furent remplacées par des sphinx à tête humaine sous la XXXe dynastie.
L'allée aboutissait à l'entrée proprement dite du temple de Louxor,
marquée par le monumental pylône construit par Ramsès II. Sur ce
pylône, qui présente un front de soixante cinq mètres de long, des
bas-reliefs illustrent la campagne militaire que Ramsès II conduisit
contre les Hittites. On peut aussi y lire le fameux Poème de
Pentaur célébrant les exploits guerriers du pharaon. Après Ramsès
II, le temple de Louxor ne sera plus agrandi.
Il forme déjà un ensemble homogène quand les Romains deviennent
maîtres du pays et transforment l'endroit en camp fortifié. Il reste
quelques vestiges de ce castrum à l'ouest du site. Cette
fonction lui donne son nom moderne: en arabe, el qousor (ou
Louxor) signifie 'fortifications'. Sous l'Empire byzantin, qui succède
à Rome, les coptes - chrétiens d'Egypte - implantent cinq églises
dans les sanctuaires païens. Les musulmans, vainqueurs de l'Egypte
au VIIe siècle, construisent à leur tour une mosquée - mosquée d'Abou'l
Haggag - dans la cour de Ramsès II et sur les restes d'une église.
Le temple disparaît sous le sable et les nouvelles constructions.
Un occidental, intrépide voyageur vénitien, le redécouvre au XVIe
siècle. Puis en 1799, l'expédition de Bonaparte remarque les ruines
enfouie sous la bourgade agrandie En remerciement aux recherches
françaises, le sultan Méhemet Ali offrira, le 25 octobre 1836, l'un
des deux obélisques érigés sous Ramsès II. L'obélisque haut de vingt-cinq
mètres est toujours placé au centre de la place de la Concorde à
Paris. Le Français Gaston Maspero commence les fouilles autour du
temple de Louxor en 1833. Il découvre deux colosses de granit rose
de quinze mètres de haut représentant le pharaon assis sur son trône
et encadrant l'entrée.
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Après avoir franchi cette entrée
triomphale, Maspero pénètre dans la cour de Ramsès II, ornée d'une
double file de colonnes à chapiteaux imitant des papyrus. Il y a
aussi dans cette cour, le petit temple de Touthmôsis III qui se
compose de trois chapelles dédiées à la triade Amon, Mout, Khonsou,
également vénérée dans le sanctuaire de Karnak. Puis, une imposante
colonnade de vingt-cinq mètres de long mène l'archéologue dans la
cour d'Aménophis III, entourée sur trois côtés d'une double file
de colonnes à chapiteaux papyriforme.
Le temple de Louxor, bien qu'orienté nord-sud, a été conçu selon
un plan classique en Egypte. Franchissant le pylône par une porte
étroite, la barque du dieu conduite en procession, traversait la
première cour, longeait la colonnade de Toutankhamon et parvenait
à la cour d'Aménophis III, puis, par la salle hypostyle, gagnait
le 'saint des saints', où la statue du dieu était déposée. Au pied
de ces colonnades qui chante la gloire du pharaon et répètent éternellement
son nom et celui du dieu Amon, on se plaît à rêver à la splendeur
du temple de Thèbes, la demeure intime du maître des dieux.
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