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Au 4e
millénaire, les hommes se regroupent en communautés formant deux "
nômes ", un au nord du pays, un autre au sud. C'est le roi Narmer
qui, en 3000 av. J.-C., réunifie les deux terres, ainsi que le décrit
la célèbre " palette de Narmer ", aujourd'hui au musée du Caire.
Le Roi, appelé Pharaon, possède
désormais le titre de " réunificateur des deux terres " et arbore
le Pschent (la double couronne, blanche pour le sud, et rouge pour
le nord), il est le garant de la stabilité du pays.
La
civilisation Egyptienne se découpe en plusieurs périodes (ou époques)
:
1.
L'ancien Empire (2700-2160)
C'est la période
la plus ancienne et pourtant la plus connue ne serait-ce que par
ses vestiges archéologiques encore visibles de nos jours. Le roi
de la 3e dynastie, Djeser, installe la capitale du Royaume à Memphis.
Grâce à son vizir, Imhotep, il construit le site de Saqqarah et
sa fameuse pyramide à degrés. La 4e dynastie est celle des pharaons
bâtisseurs : Khéops, Khephren, Mykérinos ont laissé sur le site
de Guizeh leurs tombeaux sous une forme pyramidale. Khéops, la "
grande pyramide ", haute de 137 mètres, figure au rang de l'une
des sept merveilles du monde antique.
La dynastie suivante verra la
consécration du dieu soleil, les Pharaons porteront dès lors le
titre de Râ. A cette période de calme et de prospérité succède une
ère de troubles.
Première
période intermédiaire
Période
troublée ou les rois se succèdent rapidement au point que les archives
parlent de "soixante dix rois en soixante dix jours". Le nord et
le sud s'opposent. Le témoignage apocryphe relatant cette période,
" Les Lamentations d'Ipouer ", raconte un monde chaotique où personne
ne reconnaît plus les valeurs traditionnelles.
C'est le roi Mentouhotep de
la 11e dynastie qui réunifie le pays laissant place à ce que les
Egyptologues appellent :
2.
Le Moyen Empire (2065-1785)
La prospérité
renaît. L'Egypte se tourne sur le plan commercial vers la mer Rouge,
étend son territoire vers la Nubie. Il ne reste que peu de traces
architecturales de cette époque. Hérodote vers le 5e siècle av.
J.-C. parle cependant de la magnificence du temple funéraire d'Amenemhat
III (12e dynastie), baptisé le " Labyrinthe " et composé de 3000
salles.
C'est de cette période que datent
les grands classiques de la littérature égyptienne antique. "La
prophétie de Nerferti", un exposé sur l'idéologie royale, devient
l'ouvrage scolaire de référence. " Le conte de Sinouhé " est le
roman le plus populaire, plusieurs centaines de copies nous en sont
parvenues. Le pays accède à une forme d'harmonie. Toute la civilisation
est dépeinte au travers de sa littérature laissant une image d'équilibre
et d'apaisement qui servira de modèle mais qui va être suivie par
une nouvelle ère de troubles.
Deuxième
période intermédiaire
Une
peuplade venue d'Asie, les Hyksos, envahit l'Egypte et installe
la capitale à Avaris au nord-ouest du delta. Ils amènent avec eux
le cheval, le char de combat et le fer jusque là inconnus dans le
royaume. Afin d'amadouer la population, les souverains adoptent
les coutumes des Egyptiens, apprenant même la langue, mais leur
implantation est très mal perçue surtout dans le sud qui continue
à obéir aux autorités traditionnelles.
A Thèbes en effet, la célèbre
18e dynastie continue à régner sur le sud pendant que les Hyksos
règnent au nord. C'est Ahmosis, 1er roi de cette dynastie, qui reconquiert
le nord et réunifie les deux pays. Une nouvelle période s'installe
:
3.
Le nouvel Empire (1580-1085)
Thèbes
devient la nouvelle capitale de l'Egypte. La reconquête du sud vers
le nord amène les Egyptiens du Delta jusqu'au sud de Gaza. Le clergé
d'Amon, divinité locale, devient le Dieu le plus important et ses
représentants entrent dans les affaires de l4 Etats. Les autres
clergés dépendent du grand Prêtre d'Amon.
Hatchepsout (18e dynastie) confère
au titre de reine un rôle prépondérant: elle instaure la légitimité
successorale, prend un rôle religieux, devient " Epouse de Dieu
" tandis que les filles royales portent le nom de " divinités adoratrices
". Au plan politique, la reine se voit désormais attribuer l'épithète
de "celle qui préside à l'ensemble des deux terres".
Un conflit religieux éclate
cependant dans le pays avec l'accession au pouvoir d'Aménophis IV.
Celui-ci se détourne d'Amon pour le dieu Aton. Le clergé d'Amon,
dont le rôle aussi bien politique que religieux était très important,
s'oppose vivement au souverain. Aménophis IV déménage la capitale
vers Tell El Amarna, se fait appeler Akhenaton et ordonne la persécution
des disciples d'Amon. Cette crise prendra fin avec l'arrive d'un
jeune pharaon, Toutankhaton, qui, pour rétablir l'ordre, va renier
toutes les réformes d'Aménophis IV et prendra le nom célèbre de
Toutankhamon.
Mais ce sont les rois de la 19e dynastie qui vont restaurer l'autorité
et le dynamisme du pays en le tenant d'une main de fer. Séthi I
et Ramsès II marquent l'apogée de cette époque. La bataille de Qadesh
contre les Hittites sera célèbrée dans les temples que fera ériger
Ramsès II. C'est à cette époque qu'eut lieu l'exode des Hébreux.
Sous Ramsès IX, la civilisation égyptienne va perdre de sa splendeur
et tomber dans le déclin. Les tombes royales commencent à être pillées
et le pays ne peut repousser bien longtemps les assauts des grandes
civilisations qui ont vu le jour en Méditerranée et qui vont se
déchirer pour prendre le contrôle de ce vaste Empire tant convoité.
Les Grecs vont diriger ce pays, sous la dynastie des Ptolemées qui
va être réduit à une simple province romaine (30 av. J.-C.- 395
après J.-C.).
Audrey
APFELDORFER
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