QUOI?
Activités
d'enseignement, de documentation, d'expertise, d'animation et
de partenariats culturels.
QUAND?
Depuis
1945.
QUI?
163 instituts,
centres culturels et établissements de recherche français.
OÙ?
En Europe,
en Afrique du nord, au Moyen Orient et en Asie.
POURQUOI?
Pour diffuser
la culture et la langue française mais aussi développer des partenariats
avec les cultures locales.
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163
centres culturels français dans le monde
Tokyo, un jardin. Privilège
unique dans une ville où l'on joue au tennis sur le toit
des immeubles. Autour de ce jardin, une librairie, une brasserie,
un cinéma. Partout, de jeunes japonais profitent de ce lieu
à part et s'essayent au français. Des Centres culturels
de ce type offrent aux francophiles un îlot de France partout
à travers le monde.

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Dans ces centres, des enseignants,
des fonctionnaires du ministère de la Culture, des bibliothécaires,
des personnes des métiers du spectacle travaillent à assurer la
pérennité de la présence française dans le monde. Tous fonctionnaires
ou contractuels du ministère français des Affaires étrangères,
ils offrent des activités d'enseignement, d'animation culturelle
ou de documentation, avec une exigence de coopération et de dialogue
avec les partenaires et les cultures locales . Les centres sont
donc des lieux dynamiques qui organisent des expositions, des
pièces de théâtre, des festivals de cinéma, des concerts et où
l'on trouve à coup sûr un centre de ressource documentaire ou
une bibliothèque.
Ils développent également des activités d'expertise et d'ingénierie
culturelle et peuvent ainsi contribuer à mettre en place le réseau
de bibliothèques d'un pays, à former des techniciens pour la télévision
ou le cinéma, ou à organiser des sessions de formation de journalistes.
Deux grands hommes de Lettres français ont présidé à la destinée
de ce réseau unique au monde par sa présence internationale :
Paul Claudel et Jean Giraudoux. Avec l'aide des universités françaises,
Paul Claudel jette les premières bases de la structure au début
du siècle, et c'est Jean Giraudoux, au lendemain de la deuxième
guerre mondiale, qui crée le réseau des centres culturels alors
qu'il est haut-fonctionnaire au ministères des Affaires étrangères.
Ce réseau institutionnel va souvent de paire avec un réseau associatif
d'initiatives locales et privées : l'Alliance française,
plus tournée vers l'enseignement de la langue et de la culture
françaises. Avec le réseau des centres culturels, la France fait
preuve d'un fort volontarisme d'État alors que certains pays ont
préféré confier au moins partiellement cette mission à des partenaires
privés, comme la Grande Bretagne avec le British Council. Profitant
de son rayonnement intellectuel, la France a fait le choix de
la diplomatie culturelle et scientifique pour être présente partout
dans le monde.