CATACOMBES

 

 

REFERENCES:

P. Pergola Les catacombes de Rome et la nécropole vaticane (guide avec reconstruction) Vision, Rome 1989.


• Emile Gérard Paris Souterrain Editions EMI paru initialement en 1908 et réédité régulièrement.

 

SUR LE NET:

Les Catacombes romaines

Les Catacombes de Paris

 

QUOI?

Vaste souterrain creusé par l'homme, composé de galeries et de recoins et ayant servi de sépulture ou d'ossuaire.

QUI?

Les premiers Chrétiens ont laissé de nombreux témoignages de leur vie et de leur art dans les catacombes romaines. Mais dans tous les pays et de tous temps, les catacombes offrent de nombreux témoignages sur les peuples qui les ont creusées.

OÙ?

Partout où l'homme a creusé pour se cacher, extraire la pierre ou enterrer ses morts.

QUAND?

Les premières catacombes apparaissent durant la première moitié du IIIe siècle après JC pour remplacer les sépultures de surface à un moment où la place commence à faire défaut le long des principales voies romaines.

 

A l'ombre des catacombes

On ne connaît pas l'origine du terme catacombes mais il est utilisé pour la première fois pour le cimetière souterrain de la Basilique Saint-Sébastien situé sur la voie Appienne à Rome. Les corps des apôtres Saint Pierre et Saint Paul y auraient reposés au 3e siècle. Le terme sera donc utilisé pour désigner tous les cimetières souterrains de Rome et d'ailleurs. Les premières communautés chrétiennes utilisent aussi les catacombes pour célébrer la fête des morts, l'Eucharistie et, lorsqu'il y a une grande salle, observer le culte des saints et des martyrs. Ainsi, les catacombes de Saint-Sébastien sont-elles recouvertes de graffiti (formules d'offrandes, iconographie) adressés à Pierre et Paul. Les catacombes sont aussi un labyrinthe de couloirs et de passages secrets donnant sur des carrières de sable. Elles servent de cachette pendant les périodes de persécutions et d'invasions. Mais rien ne prouve - contrairement à ce que l'on croyait- que les Premiers Chrétiens avaient utilisé ces souterrains pour leurs réunions secrètes ni qu'ils y aient été persécutés. Ils étaient en effet plus de 50.000 au 3e siècle. Difficile de se retrouver tous ensemble, le dimanche matin, dans des catacombes bien étroites. En fait, Chrétiens et Païens considéraient la mort comme souillée et préféraient se recueillir à la surface.

   


Les Catacombes ne sont pas exclusivement une invention chrétienne, ni romaine. Enterrer ses morts dans des souterrains est une tradition qui remonte à l'antiquité. De nombreuses catacombes ont ainsi été trouvées partout autour de la Méditerranée : au Liban, à Malte, en Sicile, à Syracuse, en Egypte, près du Caire et à Alexandrie où un chercheur français a retrouvé en 1998 la Cité des morts construite sur des kilomètres sous la ville.

A Paris, on parle aussi de catacombes pour désigner le vaste parcours souterrain qui transforme la capitale française en gruyère. Mais le sous-sol a été creusé pour extraire la "pierre de Paris" utilisée pour construire la ville. Les "morts" viendront plus tard quand l'augmentation de la population obligera les autorités de Paris à "enterrer" les "occupants" du Cimetière des Innocents dans les catacombes. On peut les voir, crânes et ossements entassés avec art dans les Catacombes de Paris ouvertes au public. Le reste du réseau est interdit mais des cataphiles (les amoureux des catacombes) s'y promènent, y font la fête et y laissent des traces, chaque nuit. Un petit monde souterrain s'est créé avec ses rituels et ses codes.

Catherine GUILYARDI