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Aujourd'hui,
c'est mon baptême du feu. Je suis chargé par l'association Omar-Le-Chéri
de faire le portrait d'un personnage original de Rabat, quelqu'un
qu'on n'a pas l'occasion de rencontrer souvent. Mais il était
écrit quelque part que ce ne serait pas mon jour.
Cela fait trois jours que je pense à la personne dont je
vais faire le portrait et cela n'est pas aussi facile que ça en
a l'air. Un de mes « collègues » m'a proposé d'aller voir son
oncle, compositeur de musique marocaine. Hélas, depuis ce jour,
mon collègue n'a plus donné signe de vie... et mon projet est
tombé à l'eau alors que j'avais déjà préparé mes questions.
J'ai donc été obligé, à la dernière minute, de trouver
un autre sujet. Parmi la liste de portraits qu'on avait dressée
à la première séance figurait celui de religieuses qui vivent
au Maroc depuis quelques dizaines d'années. Le professeur-encadreur
et moi sommes allés les retrouver à l'école primaire qu'elle dirigent
à Rabat. Nous avons été bien accueillis. Je me disais que mon
«papier» était dans la poche.
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Mais
quand elle a compris la raison de notre visite, elle nous a
dit poliment qu'elle ne pouvait pas nous parler sans l'autorisation
de la supérieure, qui était absente. Chou blanc, encore une
fois.
Sur le chemin
du retour, une affiche attira notre attention: une rencontre
artistique devait avoir lieu l'après-midi dans une galerie d'art.
Armé de mon courage, je suis allé couvrir l'événement sur place
à Bab-Er-Rouah, mais, patatras !La rencontre était reportée.
Après ce nouvel échec, je suis revenu au lycée ou je
fus «bien» reçu par mes amis qui me conseillèrent de faire un
reportage sur l'exposition royale qui se tenait au Mausolée
Mohammed V. Médailles, treillis et autres équipements militaires
y étaient exposés. J'avais pour mission de d'interviewer le
responsable pour avoir le plus d'informations possibles. C'était
sans compter avec le portier qui demandait la carte d'identité
nationale à tous ceux qui voulaient entrer, or je n'en avais
pas. Mon dernier projet a capoté, chose à laquelle j'étais habitué
maintenant !
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