Portrait
Lycée Moulay Youssef, Rabat COURRIEL INTERNATIONAL n°16




Les tribulations d'un apprenti journaliste



Marouane Qasmi
(1 SM 3)


Marouane, 15 ans, fait son premier stage
avec Omar Le-Chéri
Aujourd'hui, c'est mon baptême du feu. Je suis chargé par l'association Omar-Le-Chéri de faire le portrait d'un personnage original de Rabat, quelqu'un qu'on n'a pas l'occasion de rencontrer souvent. Mais il était écrit quelque part que ce ne serait pas mon jour.

Cela fait trois jours que je pense à la personne dont je vais faire le portrait et cela n'est pas aussi facile que ça en a l'air. Un de mes « collègues » m'a proposé d'aller voir son oncle, compositeur de musique marocaine. Hélas, depuis ce jour, mon collègue n'a plus donné signe de vie... et mon projet est tombé à l'eau alors que j'avais déjà préparé mes questions.

J'ai donc été obligé, à la dernière minute, de trouver un autre sujet. Parmi la liste de portraits qu'on avait dressée à la première séance figurait celui de religieuses qui vivent au Maroc depuis quelques dizaines d'années. Le professeur-encadreur et moi sommes allés les retrouver à l'école primaire qu'elle dirigent à Rabat. Nous avons été bien accueillis. Je me disais que mon «papier» était dans la poche.
Mais quand elle a compris la raison de notre visite, elle nous a dit poliment qu'elle ne pouvait pas nous parler sans l'autorisation de la supérieure, qui était absente. Chou blanc, encore une fois.

Sur le chemin du retour, une affiche attira notre attention: une rencontre artistique devait avoir lieu l'après-midi dans une galerie d'art. Armé de mon courage, je suis allé couvrir l'événement sur place à Bab-Er-Rouah, mais, patatras !La rencontre était reportée.

Après ce nouvel échec, je suis revenu au lycée ou je fus «bien» reçu par mes amis qui me conseillèrent de faire un reportage sur l'exposition royale qui se tenait au Mausolée Mohammed V. Médailles, treillis et autres équipements militaires y étaient exposés. J'avais pour mission de d'interviewer le responsable pour avoir le plus d'informations possibles. C'était sans compter avec le portier qui demandait la carte d'identité nationale à tous ceux qui voulaient entrer, or je n'en avais pas. Mon dernier projet a capoté, chose à laquelle j'étais habitué maintenant !