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Jacqueline
Barrier est animatrice pastorale au collège Notre-Dame d'Espérance
de Saint Etienne. Souriante, habillée d'un tailleur gris et d'un
petit pull jaune très simple orné d'une croix, cette femme est
belle à regarder. Elle se prête au jeu des questions-réponses
sur sa vie.
Sa vie? Une longue histoire à vous raconter ! Née à Saint-Etienne,
issue d'une famille catholique, éduquée chez les soeurs maristes,
Jacqueline Barrier aurait voulu devenir professeur d'espagnol.
Mais la vie en a décidé autrement. Au lycée, elle rencontre l'homme
de sa vie... et cela trouble ses études. Elle rate son bac...
et se marie.
En effet, Jacqueline est une passionnée. Elle se consacre
ensuite entièrement à l'éducation de ses deux enfants. Ce qui
ne l'empêche pas, quand même, d'être bénévole en aumônerie et
de jouer au tennis. Elle reconnaît volontiers que «cette vie de
mère et de femme traditionnelle lui a apportée beaucoup de joie».
Un bac attendu
Ses enfants devenus grands, Jacqueline se retrouve un peu
seule. Elle a 43 ans et envie de travailler. A l'aumônerie de
St-Michel, elle rencontre un père jésuite qui lui conseille de
passer le bac. «A mon âge? Passer le bac?» Le prêtre l'encourage
: «Tu peux toujours essayer.»
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Qui
ne tente rien n'a rien. Jacqueline se renseigne. Elle
n'avait jamais vraiment accepté son premier échec.
En plus de sa vie d'épouse et de mère, elle ressent
le besoin de se réaliser autrement. Son courage et
sa foi en elle la portent.
Un an plus tard, mission réussie : elle obtient
son bac avec 18/20 en espagnol. «J'en ai vraiment
bavé!» raconte-t-elle.
Continuant sur sa lancée, elle entame des études
d'espagnol à l'université. Deux ans plus tard, on
lui propose la responsabilité d'animatrice pastorale
à l'aumônerie scolaire de Notre-Dame d'Espérance.
Elle hésite, car elle n'est pas sûre d'être
à la hauteur. Mais finalement elle accepte. «Si j'ai
pu chaque fois réussir tant de choses, malgré les
difficultés, c'est grâce à Dieu» confie Jacqueline.
Elle ajoute : «Depuis que j'ai accepté cette mission,
mon coeur s'est ouvert pour parler aux jeunes collégiens.
C'est très important qu'ils connaissent l'amour
de Dieu.» Un de ses grands bonheurs, c'est de savoir
que ses propres enfants prient chaque soir.
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