L'hôtel
continental :
un musée inhabité
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Touzani
Mohammed, Tikaoui Mohammed, Radouane Mohammed, Aitmabit Mohammed,
Rhioni Mohammed, Serhani Amal,
Alla Mohammed Ilias, Hammassi Mohammed, Bennani Haddad Nabila
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Dominant
le port, un hôtel de rêve qui respire l'odeur de la mer. Comme pour
prouver qu'il mérite bien son nom "le Continental". Dès
l'entrée, on a l'impression de remonter le cours de l'histoire.
Rien n'est étonnant. Cet hôtel fût construit en "1865 par une
famille anglaise nommée Amsaldo", affirme M. Soussi Mohammed,
le directeur.
Juste à côté de la réception, un bazar plein d'objets hétéroclites
de l'artisanat marocain. Odeurs encore d'images fortes.
Le regard plonge sur un petit salon meublé de coussins pourpres
et d'une grande "mbikhra" (sorte de récipient où l'on
brûle des encens aux odeurs d'Orient). Les tableaux choisis avec
un malin plaisir font partie de la salle à manger. Quant aux murs,
ils sont couverts de "Haïti", genre de tissu pourpre très
ancien servant à la décoration.
Ici le moindre objet possède une connotation précise et contribue
à l'esthétique simple et révélateur du Marocain.
Le brasero, les jarres en bois, les bouilloires, toute cette gamme
d'objets offre au visiteur une ambiance pittoresque.
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Un
charme si particulier se dégage de cette atmosphère. Personne
n'a voulu quitter l'endroit. Mais il fallait visiter d'autres
pièces. Arrivant au premier étage, le directeur nous présente
"la chambre la plus luxueuse de l'hôtel." En
fait c'est une chambre au style traditionnel avec un lit
à baldaquin, un placard et un canapé d'un rose vif.
Le propriétaire n'a pas hésité à poser une statuette
de Marie-Antoinette. "Regardez les amis, la marque
du téléviseur porte le nom de l'hôtel" remarque l'un
des élèves. Le balcon spacieux qui donne sur le port procure
une autorité souveraine. Les autres chambres sont chacune
différentes les unes des autres. Elles sont décorées avec
goût. Dans les couloirs, les anciens fauteuils brodés
et les photos encadrées sont omniprésents.
Le "bain maure", est la dernière pièce
visitée. M. Soussi affirme en souriant que c'est une sorte
de prison pour ceux qui refusent de payer. Certes, l'exubérance
de l'aspect traditionnel a su créer à l'intérieur de l'hôtel
un monde de fantaisie.
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