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L'auberge des jeunes
de Rabat est un bâtiment qui se trouve en plein centre de la
ville dans le quartier de Bab al Had. Cette auberge appartient
à l'association marocaine des auberges des jeunes, elle-même
membre de la fédération internationale des auberges de jeunesse,
dont le siège est à Londres. Ouverte à toutes les nationalités,
l'auberge de Rabat est souvent préférée à un hôtel grâce à la
tranquillité et la sécurité qu'elle offre et surtout à la beauté
de son architecture traditionnelle marocaine.
C'est le professeur
allemand Richard Shermane qui, en 1909, a eu l'idée d'utiliser
les écoles pour ouvrir ses premières 'auberges pour les jeunes'.
Puis l'idée s'est développée et il a décidé d'utiliser des maisons
et de vielles cabanes retapées. En 1932, des pays européens
ont fondé une fédération et le Maroc, sous domination française,
a adhéré à la fédération en 1936. Il crée sa propre fédération
dix ans plus tard, devenant le premier pays africain et arabe
à avoir des auberges de jeunesse.
L'auberge de Rabat
est la première auberge ouverte au Maroc en 1956, année de l'indépendance.
C'est un vieux bâtiment décoré par des carrelages traditionnels
de couleur bleu et rouge. Sa beauté réside dans ses grands jardins
aux arbres très anciens. D'une capacité de quarante-cinq lits,
l'auberge se divise en quatre dortoirs, propres, calmes et vastes.
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Pour accéder à l'auberge,
il faut avoir une carte d'abonnement qui coûte 85 dirhams. Cette
carte permet à l'abonné d'accéder à toutes les auberges de jeunesse
du monde. Le coût d'une nuit à Rabat est de 28 à 40 dirhams
selon les services offerts comme les repas ou la télévision.
A l'entrée, il est
écrit "Welcome", bienvenu en anglais. Mjid Chenouni, 32 ans,
est le père-aubergiste. Il habite à l'auberge et y travaille
en continu de 8h à 22h tous les jours ! Il parle déjà quatre
langues, l'anglais, le français, l'italien et l'arabe. Il trouve
que son travail lui permet de savoir beaucoup de choses sur
le monde entier grâce au contact avec les touristes. Depuis
qu'il a été embauché par le ministère de la jeunesse et des
sports, il n'a eu " aucun jour de malheur " comme il dit. Il
s'est plutôt fait plein d'amis et répète tout le temps, à ceux
qu'il rencontre: "J'aime mon travail, et je ne sens jamais la
routine."
Kabil Zerouali a
21 ans. Il est à l'auberge depuis deux mois. C'est un français
d'origine marocaine qui habite à Tours, en France. Il est revenu
au Maroc pour un stage de formation et a préféré l'auberge à
l'hôtel. Il l'a trouvé " plus tranquille, plus sûre et plus
humaine ". Ici, il parle aux touristes de leur pays et de leurs
traditions, assis autour de leur boisson préférée: le thé à
la menthe. D'ailleurs son meilleur souvenir de l'auberge de
jeunesse sera sans aucun doute son "apprentissage des secrets
du thé marocain ! "
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