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C'est
l'histoire d'un échec qui en dit long. 15h30, départ du lycée
Moulay Youssef en direction de la Médina (vieille ville), qui
abrite un certain nombre de nos «chouafa». Une file de gens conduit
jusqu'à une porte vert sombre, discrète. Une guérisseuse exerce
ici: elle guérit les maux de tête et de dents par simple imposition
des mains, renseigne une mendiante. On la croit sur parole. Il
fait trop chaud pour attendre sous le soleil de plomb.
Du côté de la «souika», une coiffeuse "les coiffeuses
savent tout de la vie d'un quartier" renvoie vers une certaine
Khadija. La piste s'arrête au pied d'une porte cadenassée. Khadija,
apprend-on, ne travaille que le matin. Pourquoi ne pas aller la
voir chez elle ?
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Bonne
idée. Mais c'est une fillette qui ouvre la porte aux apprentis
journalistes, et qui, après l'avoir passé aux rayons X, récite
son texte: «Elle est sortie, et je ne sais pas quand elle reviendra.»
Dernière tentative, dernier échec: une femme empêche un
homme de nous renseigner. Comme si les gens voulaient garder la
voyante pour eux, comme s'ils avaient peur de perdre sa confiance
en laissant dévoiler ses secrets. Résolutions pour le prochain
reportage: ne pas s'habiller comme de jeunes intellectuels, et
se faire accompagner par quelqu'un qui connaît une voyante.
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