Métier
Lycée Moulay Youssef, Rabat COURRIEL INTERNATIONAL n°8



C'est l'histoire d'un échec qui en dit long. 15h30, départ du lycée Moulay Youssef en direction de la Médina (vieille ville), qui abrite un certain nombre de nos «chouafa». Une file de gens conduit jusqu'à une porte vert sombre, discrète. Une guérisseuse exerce ici: elle guérit les maux de tête et de dents par simple imposition des mains, renseigne une mendiante. On la croit sur parole. Il fait trop chaud pour attendre sous le soleil de plomb.

Du côté de la «souika», une coiffeuse "les coiffeuses savent tout de la vie d'un quartier" renvoie vers une certaine Khadija. La piste s'arrête au pied d'une porte cadenassée. Khadija, apprend-on, ne travaille que le matin. Pourquoi ne pas aller la voir chez elle ?
Bonne idée. Mais c'est une fillette qui ouvre la porte aux apprentis journalistes, et qui, après l'avoir passé aux rayons X, récite son texte: «Elle est sortie, et je ne sais pas quand elle reviendra.»

Dernière tentative, dernier échec: une femme empêche un homme de nous renseigner. Comme si les gens voulaient garder la voyante pour eux, comme s'ils avaient peur de perdre sa confiance en laissant dévoiler ses secrets. Résolutions pour le prochain reportage: ne pas s'habiller comme de jeunes intellectuels, et se faire accompagner par quelqu'un qui connaît une voyante.