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"Je
n'ai pas le droit de répondre à vos questions. Il faut une permission
écrite." C'est la réponse qu'on entend à chaque fois qu'on essaye
d'aborder l'une de ces femmes policiers en uniforme bleu.
C'est en fait la première promotion de femmes policiers au Maroc.
Une expérience sans précédent qui a suscité l'étonnement des uns
et l'indifférence des autres.
Afin d'en savoir plus, nous avons pris la destination de
la préfecture située près du ministère de la justice. Le policier
réceptionniste a affirmé : "la loi est claire à ce sujet. Tout
agent de police en service ne peut être interviewé ou photographié
sans l'ordre des responsables. Cela permet d'éviter beaucoup de
problèmes. Je cite ici l'exemple du journaliste qui a été poursuivi
en justice par le mari d'une femme policier parce qu'il a publié
sa photo sans permission". Puis il a ajouté : "Ici, on ne peut
pas vous aider. Allez voir la Direction générale de la sûreté
nationale."
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La Direction générale a été alors notre seconde étape.
Dans le hall majestueux de l'établissement nous avons été reçus
par un policier d'un certain âge qui a dit d'un air à la fois
méfiant et froid :
"Vous n'avez pas frappé à la bonne porte. Vous devez aller
à la wilaya de la sûreté nationale".
Le bâtiment de la wilaya est situé sur la place Pétrie,
en plein centre de la ville de Rabat. Une fois arrivés, nous avons
demandé à voir un responsable capable de nous aider. La réponse
qu'on nous a donné était la dernière à laquelle nous nous attendions.
"Allez voir à la préfecture". Ainsi la boucle s'est refermée.
Impossible d'avoir l'ombre d'une information.
Pourquoi fait-on tant de mystère? Pourquoi cherche-t-on
à cacher la réalité? Est-ce le secret professionnel? Ou n'est-ce
pas une simple image de la bureaucratie? Nous avons tenté une
dernière chance : le club de police; mais à la surprise de tous,
le bâtiment était à moitié démoli en raison de réparations.
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