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A
la Casbah de Tanger, plus précisément dans une ruelle appelée Zarvia
Kadiria, dans un petit atelier peint en bleu, un homme est toujours
là, de 8 heures le matin à 8 heures le soir: c'est Ahmed Al Hasnaoui,
un fabricant de djellabas. "Je me lève très tôt pour prendre mon
petit-déjeuner, faire ma prière et me diriger vers mon travail.
J'habite assez loin dans le quartier de Bni Makada", explique-t-il.
Fabriquer des djellabas, c'est l'emploi quotidien d'Ahmed.
N'a-t-il pas pensé quitter ce métier si fatigant ? "Jamais de la
vie je n'abandonnerai ce métier. Vraiment c'est fatigant mais je
gagne suffisamment d'argent pour vivre", affirme-t-il.
Ahmed est plutôt jeune, de bonne mine. Assis sur un petit
tabouret, il est en train de coudre une djellaba. Un apprenti l'aide
dans son travail. |
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Avec
deux fils dans les mains, il essaie de son mieux d'aider son maître.
"Ce petit aime beaucoup ce métier et il rêve de devenir un véritable
patron", dit en souriant Ahmed.
Ses clients sont nombreux et surtout avant les jours de
fêtes religieuses et de Moussem comme : Aïd el Fitr, Aïd el Adha,
Ramadan. Il y a beaucoup de Marocains qui portent des djellabas
traditionnelles qui sont fabriquées par des artisans dans la Kasbah
avec la technique qu'on appelle bourchmal.
Ahmed dit en riant : "Une fois je me suis trompé. J'ai
donné la djellaba d'un client à un autre. Quand il est venu chercher
sa djellaba, je lui ai présenté une autre de qualité supérieure.
Il est alors parti heureux".
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