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Centre pédagogique régional :
collège Abdel-Krim El Khatabi, Tanger
COURRIEL INTERNATIONAL n°3




Le fabricant de djellabas (2)

Zaineb Lamarti

avec la participation de Loubna Belouafi, Sohaib Hachri et Nour Ben Said Ouriaghli

 

  A la Casbah de Tanger, plus précisément dans une ruelle appelée Zarvia Kadiria, dans un petit atelier peint en bleu, un homme est toujours là, de 8 heures le matin à 8 heures le soir: c'est Ahmed Al Hasnaoui, un fabricant de djellabas. "Je me lève très tôt pour prendre mon petit-déjeuner, faire ma prière et me diriger vers mon travail. J'habite assez loin dans le quartier de Bni Makada", explique-t-il.

Fabriquer des djellabas, c'est l'emploi quotidien d'Ahmed. N'a-t-il pas pensé quitter ce métier si fatigant ? "Jamais de la vie je n'abandonnerai ce métier. Vraiment c'est fatigant mais je gagne suffisamment d'argent pour vivre", affirme-t-il.

Ahmed est plutôt jeune, de bonne mine. Assis sur un petit tabouret, il est en train de coudre une djellaba. Un apprenti l'aide dans son travail.
 
Avec deux fils dans les mains, il essaie de son mieux d'aider son maître. "Ce petit aime beaucoup ce métier et il rêve de devenir un véritable patron", dit en souriant Ahmed.

Ses clients sont nombreux et surtout avant les jours de fêtes religieuses et de Moussem comme : Aïd el Fitr, Aïd el Adha, Ramadan. Il y a beaucoup de Marocains qui portent des djellabas traditionnelles qui sont fabriquées par des artisans dans la Kasbah avec la technique qu'on appelle bourchmal.

Ahmed dit en riant : "Une fois je me suis trompé. J'ai donné la djellaba d'un client à un autre. Quand il est venu chercher sa djellaba, je lui ai présenté une autre de qualité supérieure. Il est alors parti heureux".