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Environnement
Collège Descartes,
Soisy-sous-Montmorency
COURRIEL INTERNATIONAL n°20



Les poubelles jaunes

Claire Astigarraga
et Claire Debons

Ce sont les élus (Maire et Président du Conseil Général) qui ont eu l'idée de construire une usine de retraitement. Sa réalisation a coûté 30 millions de Francs. Ce projet a un but écologique car d'ici 2002, la moitié des décharges devront être fermées pour cause de pollution, et un but économique, car cela crée beaucoup d'emplois.

L'usine de retraitement située derrière le Château de la Chasse à Saint-Leu-la-forêt au nord de Paris existe depuis 1992. Le projet a mis 5 ans à se réaliser.
Les poubelles ont été distribuées à Soisy en Mai 2000. L'usine emploie 34 personnes dont 29 trieurs de détritus. Elle fonctionne 24h/24. Plusieurs équipes se relaient. Les ouvriers ont 3 minutes de pause toutes les heures plus trente minutes au milieu de la journée.Les camions amènent les déchets à l'usine.

Ils se font peser d'abord à plein, puis ensuite à vide. Il suffit de faire la différence entre les deux pour savoir combien de tonnes a rapporté le camion; Soisy ramène 6 à 7 tonnes par jour. Ensuite les camions déchargent ces déchets dans l'aire de stockage. Un camion-pelle les rassemble sur un tapis roulant recouvert de lamelles de caoutchouc pour empêcher les déchets de bloquer les machines.

Ils vont ensuite dans une tomelle qui ressemble à un tambour de machine à laver. Sur le devant de la tomelle, il y a des gros trous pour les corps creux (bouteilles). Les magazines tombent sur les côtés et, derrière, il y a des petits trous pour éliminer la poussière. Ensuite, les déchets repartent sur des tapis roulants, différents selon le type de déchets. Ils passent dans la cabine de tri où des hommes vérifient tout ce qui se trouve sur les tapis roulants: ce qui ne les intéresse pas va dans des poubelles normales (ex: les sacs en plastique).

Le reste tombe dans des alvéoles situées sous les cabines de triages: une pour les bouteilles d'eau, une pour les bouteilles et packs qu'on ne boit pas (comme ceux des produits d'entretien), une pour les cartons fins, une pour les cartons épais, une pour l'aluminium et la dernière pour les packs alimentaires.

Le reste retourne sur des tapis roulants. Ils passent sous un overband, sorte d'aimant qui attire l'acier et les boîtes de conserve puis, dans une machine au courant de Foucault qui attire les canettes et les bricks alimentaires.

L'étape suivante consiste à mettre en balle, c'est-à-dire que les déchets sont comprimés en forme de cube et attachés par une ficelle, selon leur catégorie. Elles sont ensuite chargées dans des camions (un pour chaque type de déchets), puis transportées vers les usines de recyclage. Là, on ouvre ces balles, on les trie à nouveau pour vérifier qu'il n'y ait pas d'erreurs.

Il y a d'autres matières recyclées à Soisy comme les gros objets encombrants ramassés tous les mois (les monstres) qui sont broyés et récupérés, et le verre qui est cassé, fondu et retraité.

Il y a aussi les déchets verts (naturels) qui servent à faire de l'engrais ou du compost. On les fait pourrir pendant des mois en les remuant de temps en temps.

Aux poubelles jaunes se sont ajoutées des poubelles marrons pour la collecte des ordures ménagères. Bientôt d'autres poubelles seront distribuées pour y mettre le verre. Les Soiséens sont assez contents de trier, même si les poubelles les encombrent, car ils ont l'impression de faire un geste pour l'environnement.