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Charleville-Mézières
est passé au tri sélectif des ordures ménagères en février dernier.
Avant d'être recyclés, les déchets revalorisables, tels le plastique
ou le papier, sont triés par l'entreprise ARCAVI (Amélioration
du Cadre de Vie), situé dans la zone industrielle de la ville
ardennaise.
Ouvert depuis 1997, l'entreprise s'est equipée d'un nouveau
centre de tri en janvier dernier pour accelérer le travail et
faire face au nombre grandissant des déchets recyclables venus
de Charleville-Mézières. Le centre de tri est composé de machines
et de cabines dans lesquelles travaillent des trieurs.
Cela commence par un convoyeur, un tapis roulant chargé
de convoyer les déchets vers la salle où onze employés trient
les différents matériaux à la main. Avant d'arriver dans cette
cabine, les petites particules mélangées aux objets recyclables
sont élimées grâce au criblage, une plaque de métal d'un mètre
de long et percée de gros trous qui vibre constamment. Les conserves
sont aimantées par un démagnétiseur situé avant la salle de tri.
Dans cette salle, les onze employés séparent les trois
différents types de plastiques traités ce jour-là. Une femme avec
d'épais gants gris est chargée de jeter les bouteilles "type
eau minérale" (en P.E.T.) dans une grande benne de trois
mètres de haut, placée sous salle de tri.
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Ses
collègues enlèvent, soit les particules que le criblage n'a
pas éliminées, soit le plastique "type bouteille de lait"
(P.V.C.). Le but est de ne laisser sur le tapis roulant que
le plastique utilisé, par exemple, pour les barils de lessive
(P.E.H.D). Une fois triées, des dizaines de bouteilles naviguent
donc vers le presse-balle.
Cette machine compresse les bouteilles par groupe d'une
centaine et forme un gros cube (la balle) d'un mètre de large
entouré d'un cable métallique. Cette transformation est nécessaire
car les usines de recyclage achètent les déchets par balle.
Trente-cinq tonnes de déchets recyclables arrivent chaque
semaine au centre de tri en provenance de Charleville-Mézières.
Les habitants ont pré-triés les déchets revalorisables dans
un sac plastique fourni par la Ville. Mais tout y est mélangé :
les différents plastiques et les conserves. Seul le papier magazine
(à différencier du papier journal !) et le carton sont jetés
à part.
« Le but de ce pré-tri effectué par les habitants
et du tri que nous faisons ici, déclare Anne-Lise Hector, responsable
de l'environnement chez ARCAVI, est qu'il y ait de moins en
moins de rejets dans les décharges publiques. » Quel travail
pour préserver notre environnement !
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