Cuisine
Centre pédagogique régional -
collège Abdel-Krim El Khatabi, Tanger
COURRIEL INTERNATIONAL n°3



Le vendeur de bessara

Wafa Rifasi
(avec la participation
de Farah Rami, Mohamed Taïbi et Mohamed El Amin Bouktiba)


Au Maroc et surtout à Tanger, la recette qui est la plus consommée, c'est le bessara, une soupe de fèves, car elle est facile à préparer et à manger. Pour avoir des informations, nous avons fait un reportage dans le quartier populaire Fendak Al Chergera chez un vieux vendeur de bessara, Abd El Balah Al Hachete.

Agé de 45 ans, il a un visage fatigué, trop fatigué et un air fâché. Il porte un chapeau bleu, son cou gras à la peau sèche et ridée flotte dans le col bleu de sa chemise. Il est marié.

Dans son local, il y a deux grandes tables avec des chaises. A côté, il y a une cuisine où il prépare le plat préféré des Tangérois le bessara. On trouve des assiettes, des tasses, des théières, des cafetières, des verres et des carafons et aussi une poële.
Il vit dans le désespoir, son visage devient tout rouge et ses yeux se plissent de fatigue. Il dit: "En vérité je suis vendeur de bessara depuis 30 ans. Quand j'étais apprenti chez un homme qui s'appelle Mohamed Mobazak, je le préparais avec tant de joie".

"Pour préparer un bon bol de bessara, je vous explique : tous les matins je mets les petits pois et le sel avec l'eau sur le feu. Je laisse cuire de 30 à 40 minutes à petit feu".

"Il y a beaucoup de gens qui exercent ce travail à Tanger. Nous recevons des clients pauvres tous les jours, le matin et le soir, en toutes saisons. Je ne gagne pas beaucoup d'argent, mais je suis tout de même content",
raconte-t-il.