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En ce samedi 1er
juillet, le stade Ladoumègue avait revêtu ses habits de fête
pour la 5ème édition d'Artotempo. La ville de Vaulx-en-Velin,
organisatrice, avait concocté un programme prometteur: 11 stands
tenus par des associations, des animations et des jeux en début
d'après-midi pour les plus petits. Puis, des groupes vaudais
se sont succédé sur la scène
pour faire danser tout ce beau monde. Et puis .... dommage que
ce ne se soit pas bien terminé !.
«L'un des objectifs d'Artotempo est de rassembler
les Vaudais autour d'un événement et de renforcer leurs liens,
explique Philippe Zittoun, conseiller municipal, délégué
aux fêtes. Mais il apparaît également important de faire
participer les habitants, afin qu'ils décident eux-mêmes de
ce qu'ils veulent pour cette journée. D'où des réunions de travail
entre les différents acteurs de la fête et un sondage concernant
les artistes qu'ils souhaitaient voir sur scène ».
Antilles, Inde, Afrique et Maghreb
« Notre volonté
est de mettre en avant la richesse des cultures vaudaises et
de s'en servir comme d'une vitrine, poursuit P. Zittoun.
Alors, on a pu visiter les stands des nombreuses associations
participantes, qui exposaient photos, cartes et objets typiques
et artisanaux des pays représentés: des Antilles à l'Inde, en
passant par l'Afrique et le Maghreb. Toutes ont préparé des
spécialités et les ont vendues aux visiteurs venus nombreux.
Une classe de l'école Grand-Clément s'était penchée,
quant à elle, sur la sécurité routière. Les animateurs du stands
affichaient fièrement le fruit de leur travail et faisait visiter
ici, «des photos de ce qui va et ne va pas dans la conduite
des piétons et des automobilistes», là, «des slogans
et des dessins faits par notre classe», ici encore, «des
articles sur notre action et un film vidéo que nous avons réalisé».
Le visiteur, convaincu, signait une charte pour une meilleur
conduite, puis effectuait un alcootest, négatif ... évidemment.
Pendant ce temps, sur une petite scène aménagée, se sont
produits des spectacles: deux groupes de hip-hop ont mis l'ambiance,
avant de laisser la place à de jeunes rappeurs et à la chanteuse
Nacéra Lakehal (voir encadré ci-dessous)
Des animations, qui ont remporté un grand succès, étaient
prévues pour les enfants : ici, on se fait maquiller, là on
réalise son arbre généalogique à l'aide de photos de magazines.
Puis, on fait preuve d'adresse dans les jeux de pistes et dans
la structure gonflable. Pour les plus sportifs, un ring de boxe
et un mur d'escalade les attendaient. Les responsables du club
de football de la ville avait même organisé un baby-foot humain,
au grand bonheur des pratiquants.
Influences brésiliennes
Tout ceci était rythmé, à partir de 15h30, par les notes
de musique de quatre groupes vaudais sélectionnés pour l'occasion:
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Batida et
Sueno Latino, aux influences brésiliennes, Ethos, groupe antillais
aux accents multiples et Jam Session, qui proposait un voyage
musical grâce à des reprises entre groove, raï et reggae. Et puis,
afin d'attirer d'avantage d'enfants, les organisateurs avaient
programmé Steve Warring. Le pari est réussi, à moitier cependant,
selon P. Zittoun.
Donc, tout ceci
se passait très bien : le soleil était au rendez-vous et
l'ambiance bon enfant. Enfin.... jusqu'à ce que certains ne se
décident à tout gâcher. Le concert de Norma Ray n'a pas spécialement
posé de problèmes, malgré quelques jets de pierres, qui ne l'ont
pas atteinte ou vraiment gênée. Elle a terminé son tour de chant
très satisfaite. Puis, les choses se sont gâtées.
Une fois les Poetic Lover annoncés, les esprits de certains
se sont échauffés. La scène a été à nouveau la cible de jets de
pierres, ce qui a énervé les artistes. Malgré les avertissements
de ceux-ci, des fusées et des pétards ont été lancés, mettant
fin au concert des Poetic Lover, après seulement trois chansons.
En sortant, ils ont jeté une chaise et un pieds de micro sur le
public, créant un vent de panique et le départ de nombreux spectateurs.
«A mon avis, reprend P. Zittoun, les Poetic Lover
n'ont pas réagit en professionnels. Ils ont donné trop d'importance
aux premiers jets de pierres, alors qu'ils n'étaient pas encore
sur scène. Ils auraient dû les ignorer, comme Norma Ray et ne
surtout pas répondre à la provocation en lançant une chaise sur
le public.»
Pierre, pluie mais plaisir aussi
Comme si cette interruption ne suffisait pas, la pluie
s'est mise à tomber, empêchant les Eight Killers - Blues Brothers,
dernier groupe programmé, de passer sur scène, alors qu'ils étaient
prêts à jouer. Mais qu'on se rassure, les secours n'ont déploré
aucun blessé. Il n'y a pas eu d'émeute, juste une grande déception
chez les spectateurs venus spécialement voir les Poetic Lover
et qui n'ont pas pu en profiter, souligne M. Zittoun.
Pour conclure, le bilan de cette 5ème édition de la fête
de la ville est donc mitigé: il y a du bon et du mauvais. Du bon,
car les associations ont bien fonctionné, grâce à une meilleure
disposition et à d'avantage d'espace; la buvette, nouveauté de
cette année, a fait recette; les enfants, comme voulu, étaient
plus nombreux et se sont bien amusés et les groupes vaudais n'avaient
rien à envier aux têtes d'affiches. Mais, en revanche, on regrettera
que la journée ne soit aussi bien finie qu'elle ne s'était déroulée.
La fête est-elle encore possible à Vaulx-En-Velin? En tout cas,
pour P. Zittoun, «il y aura une édition 2001, sans problème».
Le rendez-vous est pris.
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