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Lycée Moulay Youssef, Rabat COURRIEL INTERNATIONAL n°16


Ruées dans les boutiques

Mounia et Nora



Les clients se ruent dans les boutiques de téléphones portables
 
«Le mobile est devenu à la portée du citoyen marocain, quelque soit sa couche sociale», affirme Mlle Houda el Kanouni, vendeuse dans une boutique Meditel. L'une des boutiques qui poussent comme des champignons dans tout le royaume, que ce soit Meditel ou Maroc Telecom.

Pour Meditel, ce qui a attiré les clients, c'est la réduction des prix. On peut avoir un portable pour 450 dirhams. Au début, ce fut la ruée : «Chaque jour, on battait un nouveau record, continue Houda. Quelques fois nous étions obligés de faire jusqu'à 34 voyages par jour entre Rabat et Casablanca pour approvisionner nos stocks.» D'après elle, avec ses collègues, ils devaient fermer les portes à l'aide de barrières en fer. C'était nécessaire pour contenir la foule qui affluait de 7 heures à minuit.
Maintenant la société essaie une nouvelle tactique afin de relancer ses ventes. Elle offre gratuitement la messagerie, ce qui coïncide miraculeusement avec la période des examens, car c'est un moyen de tricher. En dépit de cette promotion, lors de notre visite, la boutique, bien placée devant le parlement, était déserte.

Contraste apparent avec l'effervescence que connaît une boutique Maroc Telecom, située dans une ruelle à Rabat. «Chez nous, ça file comme sur des roulettes», dit Abdesslam ben Aziz, agent commercial. «La qualité de nos portables et de nos services est très bonne», déclare-t-il.

Pour les vendeurs, discuter avec les clients n'est pas toujours facile. Surtout ceux qui sont analphabètes. Certains se plaignent de leur téléphone qui ne fonctionne plus, après qu'ils se sont baignés avec, accroché à leur ceinture.