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«Le
mobile est devenu à la portée du citoyen marocain, quelque soit
sa couche sociale», affirme Mlle Houda el Kanouni, vendeuse dans
une boutique Meditel. L'une des boutiques qui poussent comme des
champignons dans tout le royaume, que ce soit Meditel ou Maroc Telecom.
Pour Meditel, ce qui a attiré les clients, c'est la réduction
des prix. On peut avoir un portable pour 450 dirhams. Au début,
ce fut la ruée : «Chaque jour, on battait un nouveau record, continue
Houda. Quelques fois nous étions obligés de faire jusqu'à 34 voyages
par jour entre Rabat et Casablanca pour approvisionner nos stocks.»
D'après elle, avec ses collègues, ils devaient fermer les portes
à l'aide de barrières en fer. C'était nécessaire pour contenir la
foule qui affluait de 7 heures à minuit. |
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Maintenant
la société essaie une nouvelle tactique afin de relancer ses ventes.
Elle offre gratuitement la messagerie, ce qui coïncide miraculeusement
avec la période des examens, car c'est un moyen de tricher. En
dépit de cette promotion, lors de notre visite, la boutique, bien
placée devant le parlement, était déserte.
Contraste apparent avec l'effervescence que connaît une
boutique Maroc Telecom, située dans une ruelle à Rabat. «Chez
nous, ça file comme sur des roulettes», dit Abdesslam ben Aziz,
agent commercial. «La qualité de nos portables et de nos services
est très bonne», déclare-t-il.
Pour les vendeurs, discuter avec les clients n'est pas
toujours facile. Surtout ceux qui sont analphabètes. Certains
se plaignent de leur téléphone qui ne fonctionne plus, après qu'ils
se sont baignés avec, accroché à leur ceinture.
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