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ESCALE à RABAT Le journal des formateurs en formation |
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CULTURE ASSOCIATIONS |
Dis-moi comment tu enseignes Les stages du CMF se déroulent en même temps au Caire et à Rabat. Une bonne occasion d’interviewer nos collègues enseignants de français égyptiens. Une séance de chat à quatre mains nous permet de comparer les pratiques d’enseignement du français dans les deux pays. « Pour nous, le français, c’est
uniquement 2 ans, et après on en parle plus », nous dit Lotfi
depuis le Caire. Cette déclaration permet de mesurer la différence
de statut de la langue française par rapport à l’anglais
dans les deux pays. Pour des raisons historiques, le français est,
à priori pour l’Egypte ce que est l’anglais pour le
Maroc. L’enseignement du français : un choix Du coup, l’échange avec nos collègues
d’Egypte ne nous permet pas d’aller très loin dans
la réflexion. Elle est déjà bien avancée dans
notre pays, en témoigne la Réforme que le système
de l’enseignement marocain est en train de vivre depuis quelques
années. Le discours officiel accorde une grande importance aux
langues vivantes et en particulier au français dont l’enseignement
a fait l’objet de mesures au niveau des divers cycles et cursus
de formation tant au niveau des contenus que des méthodes. Ainsi sur le plan méthodologique, les approches communicatives et la pédagogie par objectifs, sans être abandonnées, sont en train de céder le terrain à l’approche par compétences et à la pédagogie du projet. L’idée que l’élève est actif dans son apprentissage fait son chemin, ce que l’utilisation des NTIC permet encore de renforcer. Quant aux supports didactiques et les contenus qui vont avec, le texte littéraire semble reconquérir la place et le rôle qui lui ont été ravis par ce qu’on a appelé les documents authentiques. Les écrans facilitent et attirent l’élève vers la lecture. A l’heure où les méthodes d’enseignement évoluent, l’enseignant n’a pas d’autre choix que de se mettre au diapason. L’avenir passe par sa propre formation aux NTIC, dont dépendent dorénavant sa motivation et celle de l’apprenant. Gageons que les enseignants sont à soutenir dans ce sens par une volonté politique. Au Maroc , les choix méthodologiques en matière d’enseignement du français ne relèvent pas d’un simple effet de mode, mais d’un véritable projet de société. Ahmed BENNIS |
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