| Klaus
nous rejoint, un large sourire en travers du visage. “Je
sens qu’il est là, je ne sais pas pourquoi mais je
le sens”. Il fait claquer une planche en déséquilibre
et s’avance vers le cercueil de pierre couvert du tombeau
inondé.
- “Et si, tout bêtement,
Alexandre était là-dessous?”, dit-il soudain
en s’agenouillant comme pour surprendre quelque chose d’insolite
à travers les fissures de la pierre.
- “Tout bêtement?
Mais rien de ce qui concerne Alexandre ne se fait tout bêtement!”
Le Dr Khalil n’aime pas ces manques caractérisés
de respect envers le grand personnage.
Déjà, Klaus
tire de sa poche des allumettes pour éclairer un peu l’intérieur
par le trou qu’il vient de trouver au niveau d’un
oeil sur le visage d’un Alexandre de décoration.
- “Vous arrivez à
voir quelque chose?”
- “Non, rien... mais je sens comme un courant d’air
qui vient du cercueil, qui vient du fond de la terre...”
J’hasarde: “un passage secret, peut-être?”
Le courant d’air vient de souffler l’allumette de
mon ami allemand qui bondit comme un beau diable hors de sa boîte.
- “Vite, aidez moi à
retirer cette dalle!”
Le Dr Khalil remonte ses manches,
tout comme moi, mais au bout d’une demi heure d’efforts,
il faut abandonner. Cette dalle est trop lourde ou scellée
dans la pierre. Nous avons cassé une dizaine de planches
de bois que l’humidité a rendues fragiles et nos
leviers n’ont pas fait bouger la dalle d’un centimètre.
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