| Dans
la rue, nous sommes tous les trois comme assommés. Ainsi,
il ne s’est rien passé! Les menaces de mort en grec
antique, les radiations, la porte de bronze brisée... rien
que des amusements de potaches en vacances! Khalil est furieux.
- “Vous avez entendu comme il parle du tombeau du plus grand
conquérant de la terre qui a poussé ses armées
depuis la Méditerranée jusqu’à l’Indus?”
Klaus intervient alors: “Il est clair que cet enquêteur
ne fera rien pour nous. Eh bien, nous ferons nous-mêmes
notre propre enquête! J’ai d’ailleurs ma petite
idée là-dessus. Que diriez-vous d’aller visiter
encore une fois les catacombes?”
- “Je ne comprends pas pourquoi, bougonne le Dr Khalil,
mais enfin, c’est votre idée. Allons-y!”
Aussitôt dit, aussitôt
fait. Klaus, en descendant l’escalier souterrain, va droit
à la salle de banquet funéraire. Quand nous entrons
à notre tour, le Dr Khalil et moi, notre ami est en train
de ramasser par terre des petits morceaux de poteries rouges et
noirs en murmurant: “j’en étais sûr!”
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-
“J’en étais sûr, je l’aurais parié!”
Klaus martèle ces mots avec une évidente satisfaction.
Le Dr Khalil me regarde avec de gros yeux interrogateurs. J’explique
alors:
- “Ce n’est pas la première fois que nous trouvons
dans cette salle de banquet funéraire de tels tessons de
poterie rouge et noire. De toute évidence, il s’agit
de vaisselle grecque antique cassée là après
un usage tout récent. Mais le plus curieux, cher professeur,
c’est que Klaus a reçu, le même jour que celui
des menaces de mort des Alexandre, un petit paquet avec des poteries
de la même époque. Sans doute un cadeau des Alexandre
pour prix de son abandon des recherches...”
Le Dr Khalil est de plus en
plus intrigué. “Mais qui peut bien s’amuser
à casser des pièces de musée ici, dans ces
catacombes?”
- “Justement, voilà ma piste!” Klaus entre
dans la discussion d’un ton triomphant. “Avouez que
mon idée de revenir visiter ces fameuses catacombes était
loin d’être sotte”.
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