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La mosquée
est déserte et tous les ouvriers ont fui, persuadés
que la vengeance d'Alexandre est en marche. Klaus se laisse glisser
le long de l'échelle, suivi du docteur Khalil et de moi-même.
Le sous-sol, avec ses voûtes comme une crypte
antique, est dans un désordre indescriptible. Des pelles,
des pioches, des lampes traînent ça et là;
un petit wagon pour le déblaiement est renversé.
Au fond d'un couloir, un gros trou noir attire comme un gouffre.
- "Regardez, hurle l'archéologue,
regardez! Le mur a été crevé, la porte de
bronze fracassée
Mais regardez cette horreur!"
Horreur en effet! Un frisson
parcourt mon corps de la tête aux pieds. Je comprends soudain
l'effroi des ouvriers lorsque, ce matin, ils ont découvert
cette macabre mise en scène: la
porte de bronze défoncée est rouge de sang! On marche
d'ailleurs dans des flaques de sang encore liquide.
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A
terre, des têtes de chats véritables, arrachées
sans doute à des pauvres bêtes qui vivent dans toutes
les rues de la ville, interdisent l'entrée de la tombe que
l'on devine derrière la porte. |
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Des papyrus
roulés, sorte de "hijab"
de malédiction, couverts d'écritures maléfiques,
sont aussi jetés tout autour.
- "Mais qui sont ces
fous qui ont pu faire une chose pareille?"
Klaus est hors de lui. Moi,
je suis soudainement pris de vertiges et je me rue vers la sortie,
au grand air. L'archéologue me suit, tout aussi malade
que moi.
- "Vous aussi, vous vous
sentez mal, n'est-ce pas? Je n'arrête pas d'éprouver
des vertiges depuis ce matin. Je n'ai pourtant pas du tout peur
du sang". Il s'arrête un temps, pour reprendre son
souffle, puis poursuit, d'un air grave: "Je crois qu'il y
a une autre raison à ces vertiges. Un ami ingénieur
en radioactivité doit venir bientôt avec un compteur.
Je veux en avoir le cur net".
- "Mais qui sont ces fous
qui ont pu faire une chose pareille?"
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