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Nous nous apprêtons
à nous mettre en route quand le réceptionniste de
la pension intervient en traînant les sandales pour nous
annoncer qu'un certain "Monsieur Khalil" demande à
nous parler d'urgence au téléphone.
- "Décidément,
dis-je en riant, le téléphone est une invention
du destin!"
Mais à l'autre bout
de la ligne, l'archéologue ne semble pas plus calme que
Klaus.
- "Venez vite! Hurle
le docteur Khalil Hussein. Venez vite, on a volé ma découverte!
On a volé le sarcophage d'Alexandre!"
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Jamais de ma vie je n'ai marché
aussi vite. Les rues d'Alexandrie commencent à s'emplir
d'une foule doublement en vacances, en ce vendredi matin. Klaus
court devant. Je le suis en bousculant au passage tous ceux qui
ne se rangent pas assez vite. Pas le temps de s'excuser; le coup
de téléphone du docteur Khalil est trop inquiétant.
Bientôt, le minaret
de Nabi-Daniel apparaît.
Notre ami archéologue,
avec le peu de cheveux qui lui restent en bataille et le regard
terrifié, vient à notre rencontre en courant lui
aussi.
- "C'est une catastrophe,
une abominable catastrophe! Nous étions si près
du but, les ouvriers avaient trouvé l'emplacement de la
porte de bronze
Ah, mes amis, ces "Alexandres"
me tueront!"
C'est pitié. Le docteur
Khalil Hussein se lamente, en larmes, comme un enfant misérable.
- "Allons immédiatement
voir ça!", tranche Klaus dont l'esprit d'efficacité
résiste à toutes les émotions.
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